Charles Hudon a marqué ses deux premiers buts en carrière ce qui lui enlèvera une tonne de pression.

L’explosion

ANALYSE / Une dizaine de matchs auront été nécessaires, mais l’offensive du Canadien semble enfin réveillée. Treize filets en deux matchs, c’est près de 40 % des buts marqués par l’équipe cette saison.

Cette explosion devait un jour arriver. Le CH était, avant son affrontement contre les Sénateurs, l’équipe avec le plus grand nombre de tirs par match dans la LNH, mais celle avec le plus faible taux de conversion sur ces lancers. Avec un peu plus de travail près du filet, une meilleure sélection de lancer et un peu plus de confiance, les rondelles allaient finir par rentrer.

Ce réveil est-il trop tardif? Le Canadien a maintenant besoin de 86 points lors des 70 prochaines rencontres pour espérer participer aux éliminatoires. C’est beaucoup, mais pas impossible. Pour atteindre un tel ratio, des performances de plus de cinq buts, il devra en connaître plusieurs avec une telle défensive.

Claude Julien a pris la bonne décision lundi en envoyant Al Montoya devant le filet. Le CH ne dispute son prochain match que jeudi. Carey Price pourra donc profiter de quatre journées complètes pour faire le vide et travailler avec Stéphane Waite pour revenir à ce qui faisait son succès.

Quant à Montoya, il n’a eu besoin que de 22 secondes pour réaliser la qualité de sa défensive quand Brandon Davidson a servi la plus belle passe du match à Tom Pyatt, qui a ouvert la marque. Fort heureusement pour le CH, Ottawa en avait une bien mauvaise dans le corps.

Ironiquement, l’offensive s’éveille au même moments où des partisans commencent à s’en prendre à Carey Price. Ils devraient faire preuve de plus de patience. Veulent-ils réellement revivre un scénario à la Patrick Roy à Montréal, quand les amateurs ont préféré se moquer du meilleur joueur de l’équipe depuis une demi-décennie parce qu’il connaissait un passage à vide?

Les difficultés de Price sont mystérieuses, mais compréhensibles. Votre intelligence s’est-elle sentie insultée lorsque Marc Bergevin a prononcé haut et fort que sa défensive était meilleure cette saison que l’année précédente? 

Imaginez maintenant la réaction du portier, qui doit évoluer derrière cette poreuse unité alors que 9 M$ sont encore disponibles sous le cap salarial de l’équipe. Le vrai message aurait dû être: «pendant qu’on économise, tout repose sur tes épaules, Carey.»