Guy Bergeron est de retour à la barre des Électriks et il misera sur Nathan Gélinas et Adam O'Donoughue au poste de quart.

L'éternel recommencement pour les Électriks

«C'est notre quatrième année, mais c'est encore l'an un pour nous.»
L'entraîneur-chef Guy Bergeron pourrait difficilement mieux résumer l'aventure qu'il a vécue à la barre des Électriks du Collège Shawinigan depuis la naissance du programme en 2014. Chaque année, le manque de joueurs vient anéantir tous les efforts de l'organisation, qui doit recommencer à zéro. Ce ne sera pas différent cette année, alors que l'équipe tente d'obtenir une première victoire depuis 2015. La bonne nouvelle, c'est que 35 joueurs ont actuellement un casier dans le vestiaire de l'équipe, bien plus que la vingtaine des dernières années.
«On est à 35, mais il y a encore quelques joueurs qui hésitent. On est motivé et je crois qu'offensivement, on va pouvoir faire des choses intéressantes, surtout si nous sommes en santé. C'est vraiment en défensive qu'on repart à zéro. Les joueurs clés qui nous ont quittés ont été remplacés par des joueurs qui n'ont que très peu d'expérience. Mais il y a une excellente ambiance parce que ceux qui sont restés sont des durs, ils savent que ce sera difficile. Ceux qui n'ont pas ça dans leur ADN, ils ont quitté», lance Bergeron.
L'année dernière, devant les insuccès de l'équipe, mais aussi le manque de motivation des athlètes scolaires de la région, Bergeron avait évoqué la possibilité de quitter son poste. Finalement, il a accepté de revenir pour cette quatrième saison.
«Ce qui a sauvé la mise, c'est vraiment l'appui des dirigeants du cégep. Ils m'ont démontré leur intérêt envers l'équipe et ils ont investi dans nos demandes. Je me dois de saluer leur confiance, c'est vraiment encourageant pour les entraîneurs.
Samedi à Montréal, lors de leur premier match de la saison, les Électriks compteront sur quelques atouts intéressants, dont une combinaison de vétérans en Nathan Gélinas et Andrew Larin au poste de quart et de porteur de ballon respectivement. Encore une fois, ce sont des joueurs de Trois-Rivières qui formeront la majorité des Électriks, plusieurs Shawiniganais boudant l'équipe pour aller ailleurs. En division 1, Bergeron peut comprendre, bien qu'il estime qu'au final, ces joueurs auraient davantage profité de jouer tous les jours en division 3 plutôt que d'être remplaçant. C'est toutefois de voir des joueurs locaux quitter pour Jonquière, une autre formation de division 3, qui le frustre au plus haut point.
«C'est très hot, Jonquière, lance-t-il ironiquement. Je ne comprends pas que quelqu'un aille étudier en sciences humaines à Jonquière, où le coût de la vie est plus élevé, alors que son programme se donne à Shawinigan. Et il y a des joueurs à l'intérieur même de notre cégep qui refusent de jouer. Je ne comprends pas. On est à quelques athlètes de connaître du succès et de virer le bateau de bord!»