Raphaël Lessard (à l’avant à droite) a testé sa voiture aux couleurs de Dumoulin Compétition, en vue de la course du 29 juin de la série NASCAR Pinty’s, à Vallée-Jonction. Il est accompagné des frères Louis-Philippe et Jean-François Dumoulin, de même que de Louis Jacques, un partenaire financier pour cette course.

Lessard veut gagner chez lui!

TROIS-RIVIÈRES — Raphaël Lessard compte profiter de l’occasion que lui offrent les frères Dumoulin, le 29 juin à l’Autodrome Chaudière.

Le jeune prodige du stock-car originaire de Saint-Joseph-de-Beauce, qui roule sa bosse aux États-Unis depuis quelques années, tentera de récidiver ses bons coups, mais cette fois dans son arrière-cour, à Vallée-Jonction, où il a appris à piloter.

Lessard a testé mardi la voiture qu’il conduira, dans moins de deux semaines, lors de la troisième manche du calendrier de la série canadienne NASCAR Pinty’s. Il revient tout juste de l’Iowa, dans la série des camionnettes de NASCAR, fort d’un excellent résultat - une neuvième place avec une équipe aux moyens plus limités. La série des camionnettes constitue le troisième échelon en importance dans le monde du NASCAR, derrière la Coupe Monster Energy (1) et la série Xfinity (2).

Le talent de cet adolescent de 17 ans ne laisse aucun doute. Il est associé à Kyle Busch, un célèbre pilote qui n’a plus besoin de présentations dans l’univers du stock-car. Busch fonde beaucoup d’espoir envers le Beauceron, à qui il confie un volant cette année dans quelques épreuves des camionnettes.

Pour l’équipe Dumoulin Compétition, l’opportunité était facile à saisir. Pour la première fois, en vertu d’une collaboration avec les Dumoulin et d’un important partenaire financier de son patelin, Lessard se frottera aux ténors du sport automobile canadien, et surtout québécois: Louis-Philippe Dumoulin, Andrew Ranger, Alex Tagliani, Marc-Antoine Camirand et Kevin Lacroix, entre autres.

«Je n’ai jamais eu la chance de me retrouver sur la même piste qu’eux auparavant. Pourtant, ce sont des gars que je regardais lorsque j’étais jeune. Ce sont de gros noms, d’excellents pilotes. J’ai hâte», s’est exclamé Lessard, en entrevue téléphonique, après avoir parcouru quelques tours d’une piste qu’il connaît comme le fond de sa poche.

«C’est ici où tout a commencé pour moi en 2013, quand j’avais 11 ans. Ça devrait donner un bon spectacle. J’ai dit à Louis-Philippe que je visais la victoire, il est au courant! L’année passée, il était l’homme à battre avant que la pluie ne vienne déjouer ses plans. J’espère lui donner un peu de fil à retordre», sourit Lessard.

Le principal intéressé, qui fêtera ses 18 ans au début du mois de juillet, a pris part au Grand Prix de Trois-Rivières l’an passé. Il s’était déniché un volant dans l’épreuve du Championnat canadien de stock-car LMS où il avait impressionné, malgré quelques malchances, en ralliant l’arrivée au sixième rang. Quelques jours plus tard, il participait à une course de la série ACT (American Canadian Tour) chez lui, à Vallée-Jonction.

«Mes deux seules courses au Québec l’an dernier», résume Lessard. «Mon horaire aux États-Unis ne me permet pas de courir à la maison aussi souvent que le souhaiterais, mais quand ça devient possible, je n’hésite pas à le faire.»

De retour au GP3R?

Lessard aimerait d’ailleurs revenir sur le circuit trifluvien en août, dans le cadre de la 50e édition du populaire festival. «Je sais que des choses se travaillent en ce moment pour me garantir un volant à Trois-Rivières. J’adorerais ça! C’est un des plus gros shows en sport automobile au Québec. Tout ça dépend des partenaires.»

Gérant de Dumoulin Compétition, l’aîné des deux frères, Jean-François, confirme son intérêt. «Il y aurait assurément une troisième voiture pour lui.»

D’ici là, Lessard voudra épater devant les siens le 29 juin. Il roulera avec la voiture de Jean-François, celle de l’édition 2018 qui avait permis au Trifluvien de terminer septième à Vallée-Jonction.

«Sur une petite piste, je ne suis pas inquiet qu’il soit très compétitif. On va lui préparer une bonne voiture.»

Raphaël Lessard n’est pas inquiet de ce côté. «Les deux frères m’aident beaucoup, ils ont de l’expérience. Ça me fait penser à ma gang, car c’est vraiment une histoire de famille pour eux la course, comme ce l’est chez les Lessard.»