L’olympien Jean-Luc Brassard a visité deux écoles de Trois-Rivières pour discuter de l’importance de l’esprit sportif.

L’esprit sportif avant tout

TROIS-RIVIÈRES — Au delà de toutes les victoires et les médailles imaginables, l’esprit sportif doit toujours primer. Voilà l’esssence du message que le champion olympique Jean-Luc Brassard véhicule ces jours-ci aux quatre coins de la province en tant qu’ambassdeur de l’esprit sportif, une initiative du gouvernement du Québec.

Le médaillé d’or des Jeux de Lillehammer en 1994 était de passage à Trois-Rivières vendredi pour rencontrer des jeunes élèves du Collège de l’Horizon et de l’École primaire d’éducation internationale. En plus d’offrir un survol de son parcours de skieur acrobatique – il se décrit aux jeunes comme l’ancêtre de Mikaël Kingsbury et Alexandre Bilodeau!– l’olympien met l’accent sur l’importance de s’amuser dans un climat sain, non seulement dans le monde du sport, mais dans toutes les sphères de la vie.

«Si je me ramène à la petite école, j’aurais aimé que quelqu’un vienne me dire que c’est possible de réaliser ses rêves. Quand on a la chance de venir le faire comme je le fais aujourd’hui, on sait qu’on peut avoir un certain impact», mentionne celui qui a participé à quatre Jeux olympiques d’hiver, entre 1992 et 2002.

Brassard fait partie de cinq ambassadeurs de ce programme gouvernemental en compagnie des olympiennes Guylaine Dumont (volleyball), Karen Paquin (rugby), du joueur de soccer Patrice Bernier ainsi que la journaliste du Réseau des sports, Chantal Machabée. Ces porte-paroles font le tour de la province pour présenter aux jeunes le programme Sport’Aide ainsi que la plateforme SportBienetre.ca.

Pendant que le www.sportaide.ca offre des services d’accompagnement, d’écoute et d’orientation pour les jeunes sportifs victimes d’abus et de violence, le www.sportbientetre.ca sert en quelque sorte de coffre à outils pour assurer un environnement sportif sain et sécuritaire, tant pour les athlètes, les parents, les administrateurs, les officiels que les entraîneurs.

«C’est le fun que le gouvernement ait décidé de s’impliquer dans une cause comme ça, même si ce n’est pas très glamour. Tout ça est parti de Guylaine Dumont qui, elle, a eu un entraîneur qui avait des mauvaises façons de faire. Le site offre plein d’outils qui permettent de savoir où se trouve la limite dans les comportements et comment intervenir sans se mettre dans le trouble lorsque les situations sont plus délicates.»

À travers son message, Jean-Luc Brassard répète constamment aux jeunes l’importance de s’amuser en pratiquant un sport, rappelant que c’est ce qui doit primer sur tout, y compris les résultats. La persévérance et la progression doivent aussi devancer la victoire au sommet des priorités.

Pendant la période de question, l’intérêt des jeunes envers le monument du sport amateur est indéniable. Clairement, Brassard a l’attention de son audience. «Les questions sont très importantes dans un exercice comme ça. Ici, ça s’est déroulé à merveille. Mais c’est déjà arrivé que des questions en disaient long. Par exemple, un élève me demande si mon père me crie après quand je ne gagne pas. On comprend vite qu’il y a une problématique...»

Les propos de Jean-Luc Brassard trouveront assurément écho chez tous les jeunes qui participeront, au cours des prochains jours, au Grand Défi Pierre Lavoie ainsi qu’à l’événement Fillactive.