Avec la mi-saison qui approche, les Dragons du Collège Laflèche montrent un rendement positif de 8-7-2 sous la gouverne de Vincent Dumont, entré en poste il y a près d’un an.

L’espoir renaît chez les Dragons

TROIS-RIVIÈRES — Il y a 11 mois, Vincent Dumont prenait les guides des Dragons du Collège Laflèche en remplacement de Sébastien Charpentier, l’ancien gardien de la LNH ayant laissé sa place.

Dumont avait pourtant participé au processus d’embauche l’été précédent afin de succéder à Kevin Desrochers, mais la direction s’était finalement tournée vers Charpentier. Aujourd’hui, les Dragons sont heureux de miser sur Dumont, un étudiant de 29 ans au baccalauréat en éducation physique avantageusement connu pour avoir dirigé des jeunes dans la structure intégrée des Estacades pendant six ans.

Mine de rien, les Dragons franchiront la moitié de la saison, samedi à Québec, quand ils rendront visite au club de Sainte-Foy, l’une des puissances du hockey collégial masculin au Québec. Le lendemain, Alma sera à l’aréna Claude-Mongrain pour un match qui débutera à 14 h 15.

Gonflés à bloc, les étudiants du Laflèche attaqueront cette fin de semaine avec confiance, eux qui ont gagné quatre de leurs six dernières sorties, dont deux par blanchissage. Depuis le début de la campagne, ils montrent une fiche de 8-7-2, ce qui les place au milieu du classement, très serré d’ailleurs.

En progression

Jeune équipe en progression, la bande à Dumont joue sans complexe. La bonne humeur est de retour dans le camp. «Le moral n’était pas si mauvais quand je suis arrivé en décembre 2017», tient tout de même à préciser Dumont, appuyé derrière le banc par Frédéric Lamy et Vincent Chouinard.

«À l’époque, il restait dix matchs à la saison et j’avais été honnête avec les joueurs: tout le monde était en audition. Certains s’appliquaient moins par rapport à l’identité d’équipe que je voulais créer. Il y a eu des changements, je ne peux pas le nier.»

Les Dragons ont enrôlé certains finissants des Estacades, dont Zackary Daneau, Alexis Lyonnais, le gardien Antoine Lyonnais, Charles-Édouard Larivière et Zachary Bellefeuille. Avec le groupe de vétérans, constitué notamment du capitaine Nathan Todd, Guillaume Coulombe, Julien Leblanc, Philippe Grand-Maison, Frédéric Martin et Guillaume Brouillette, la chimie n’a pas mis de temps à se développer.

«Ça n’a pas été facile pour nos gars d’expérience dans les deux dernières années. Ils ont quand même vécu trois changements d’entraîneurs en peu de temps, en plus de rater les séries l’année passée. Ils répondent vraiment bien jusqu’à présent. Nos jeunes ont aussi amené un nouveau souffle dans le vestiaire. Douze de nos 23 étudiants sont des recrues. Il y a une période d’ajustement, comme partout ailleurs, mais nous sommes en progression.»

Parlant de cheminement, les Trifluviens ont vaincu deux fois les Cougars de Lennoxville jusqu’ici, un adversaire que Dumont considère comme l’un des trois meilleurs du circuit, avec Sainte-Foy et Saint-Hyacinthe. Les Dragons ne sont pas loin derrière, assure-t-il. «Nous avions un objectif assez audacieux en septembre, celui de se situer dans le top-4. En terminant parmi les six meilleurs, on mériterait un laissez-passer vers la deuxième ronde. Nous sommes encore loin du but, mais les signes sont encourageants.»

Dumont n’hésite pas à vanter la qualité du programme Sport-études des Estacades, qui fournit des joueurs de qualité aux Dragons. «Nous misons sur l’une des structures parmi les mieux organisées et notre ligue offre aussi des possibilités. Un gars comme Frédéric Lemay-Bégin est allé jouer en Europe après être passé chez nous et maintenant, il évolue pour les Patriotes de l’UQTR.»

Difficile de cibler des joueurs en particulier pour expliquer le changement de cap perceptible au Laflèche. Coulombe et Todd viennent au 20e rang du circuit en termes de points (17 en autant de parties) tandis que Antoine Lyonnais et Aleck Desrochers se sont partagé la tâche devant le filet. «Tout le monde contribue, ce n’est pas seulement un cliché. Guillaume Brouillette est passé d’attaquant à défenseur parce que nous n’avions que six gars à la ligne bleue au camp. Quand tout le monde adopte le système, c’est plus facile de récolter les victoires.»

Le directeur général du Collège Laflèche, Luc Pellerin, est évidemment très fier des succès encourus par ses Dragons. «Vincent a énormément de mérite. On ne veut rien enlever à ses prédécesseurs, mais les joueurs ont du plaisir, le climat est agréable. Je pense que ç’a connecté rapidement entre eux, on voit les résultats.»