Après l’éclatante victoire des Cataractes 4-1 vendredi, les Tigres ont répliqué avec un gain 3-1 dimanche après-midi, à Victoriaville.

Les Tigres répliquent aux Cataractes

VICTORIAVILLE — On a eu droit à un scénario similaire à celui de vendredi soir entre Cataractes et Tigres.

Pour un deuxième match de suite, c’est l’équipe locale qui était la plus affamée, et qui récolte les deux points au classement. En ce week-end des rivalités, Tigres et Cataractes ont donc divisé les honneurs. Après l’éclatante victoire des Cataractes 4-1 vendredi, les Tigres ont répliqué avec un gain 3-1 dimanche après-midi.

Le second duel de la fin de semaine a quand même été un peu plus partagé. C’est que Lucas Fitzpatrick a été très solide devant le filet des Shawiniganais. Dans les 40 premières minutes de jeu, il a fait plusieurs bijoux pour préserver l’égalité de 1-1, alors que les Tigres  étaient plus actifs en offensive.

Les Cataractes croyaient même avoir pris l’avance en fin de deuxième, quand Vincent Senez a poussé la rondelle dans les cordages, mais les officiels, après s’être consultés, ont refusé le but parce que Jérémy Manseau avait gêné le travail du gardien Tristan Côté-Cazenave.

Brouillette fait la différence

L’égalité de 1-1 a alors persisté jusqu’au début de la troisième, quand le violent tir de Marc-Antoine Brouillette a percé Fitzpatrick. Brouillette a remis ça moins de deux minutes tard, cette fois touchant la cible en avantage numérique.

Côté-Cazenave réplique

Armés d’une avance de 3-1, les Tigres ont changé peu à peu leur façon de jouer, se contentant de se défendre dans les dernières minutes de jeu. Mauvaise idée! Les Cataractes ont alors connu leurs meilleurs moments de la soirée. Côté-Cazenave a joué au pompier de brillante façon pour signer la victoire. Le gardien des Tigres n’a été finalement déjoué que par un tir parfait de la recrue Xavier Bourgault, lors d’un avantage numérique.

«Les deux gardiens ont été très bons. On aurait pu marquer une couple de buts en fin de match! C’est une défaite, c’est vrai, mais nous étions dans le coup jusqu’à la fin et les gars n’ont jamais arrêté de travailler», soutenait le pilote Daniel Renaud. «Je n’ai pas le choix de penser que le but qui nous a été refusé a été un point tournant. C’est plate.»

L’entraîneur-chef des Cataractes convenait quand même que ses rivaux avaient affiché plus de hargne. «Le meilleur exemple, c’est sur le deuxième but des Tigres. On avait trois gars en fond de territoire contre un seul des Tigres, et on a perdu la bataille», rappelait Renaud, bien au fait que son équipe est pas mal moins performante à l’extérieur qu’à domicile. «Comme jeune équipe, ça fait partie du processus d’apprendre à trouver des moyens pour gagner sur la route.»

Dans l’autre vestiaire, Louis Robitaille se montrait satisfait de la performance globale de ses hommes. «On vient de traverser une semaine en dents de scie. Elle se termine de belle façon», racontait l’ex-policier sur deux lames, friand de cette formule de série aller-retour. «La LHJMQ a fait du bon travail avec cette formule pour créer de l’intérêt. Il y a du respect entre nos deux organisations, mais sur la glace aujourd’hui, on sentait plus d’animosité, plus d’intensité. C’était beau à voir. Même si ce sont deux clubs en reconstruction qui s’affrontaient, je suis convaincu que personne n’a demandé de remboursement en quittant l’aréna.»

Robitaille n’a quand même pu s’empêcher de relever qu’à son époque, deux duels aussi rapprochés dans le temps entre ennemis géographiques auraient provoqué pas mal plus d’étincelles. «Le hockey a changé. Il n’y a plus d’Hunter Lahache ou de Trevor Ettinger à Shawinigan, ni de Robert Snowball et Martin Grenier ici. À l’époque, l’aréna Jacques-Plante pour les visiteurs, c’était quelque chose! Maintenant, les équipes sont construites différemment, avec de la vitesse et beaucoup d’habiletés…»

Carnet de notes

Après le match, Daniel Renaud a quitté les Cataractes pour mettre le cap sur le Défi mondial des moins de 17 ans. Il est accompagné par Bourgault, Mavrik Bourque et Charles Beaudoin. Ils sont partis rejoindre au Nouveau-Brunswick le directeur-gérant Martin Mondou, lui aussi de l’aventure pour ce prestigieux tournoi.