En éliminant les Voltigeurs dimanche à Drummondville, les Tigres de Victoriaville ont atteint le carré d’as pour la première fois depuis le printemps 2010.

Les Tigres ne sont pas rassasiés

Trois-Rivières — Victoriaville vibre au rythme du hockey junior depuis quelques semaines.

Les Tigres ont déclenché cette fièvre en terminant la saison en force, puis en enchaînant avec deux séries sans bavure, un segment qui les a propulsés dans le carré d’as de la LHJMQ.

Les hommes de Louis Robitaille ne disposaient pourtant pas de l’avantage de glace en deuxième ronde face aux Voltigeurs, mais ils les ont tout de même liquidés en cinq matchs!

«Ce fut une série difficile. Un jeu d’échecs, où chaque détail avait son importance. Le cinquième match de la série, c’est l’un de bons duels que j’ai vus depuis mon arrivée dans la ligue», témoigne Robitaille, évidemment fier de la tenue des équipiers.

«Une grosse série émotive, c’est toujours plaisant de la gagner. Ça veut dire beaucoup pour nos partisans. C’est fou raide en ville présentement, on a refusé du monde à l’entrée de l’aréna lors du quatrième match! Mais à l’interne, autant chez les joueurs qu’au sein du personnel d’entraîneurs, on a encore faim. On le dit depuis le début qu’on aime nos chances d’aller jusqu’au bout. Il reste du chemin à parcourir.»

Les Félins ont quand même encore quelques heures pour apprécier cette présence en demi-finale. La saison n’a pas été de tout repos. Les blessures ont freiné l’équipe dans les premiers mois. Le directeur-gérant Kevin Cloutier s’est néanmoins collé à son plan d’être agressif sur le marché des transactions.

Depuis, les Tigres sont en ascension. Cette victoire face aux teigneux Voltigeurs le démontre clairement. Pour Louis Robitaille, c’est évidemment un petit velours, lui qui a été congédié par les Voltigeurs il y a quelques saisons, lorsqu’il secondait Martin Raymond.

«Je ne ressentais rien de particulier avant la série mais c’est vrai que lorsqu’elle s’est terminée, j’ai eu le sentiment que je venais de boucler un chapitre. Je serai toujours reconnaissant aux Voltigeurs et à Dominic Ricard de m’avoir donné une première chance. En même temps, Martin et moi, on n’aurait pas voulu que ça se termine un samedi soir aux petites heures du matin après un voyage à Chicoutimi. Cette série m’a permis de régler un petit quelque chose.»

Les Voltigeurs sont rendus dans le rétroviseur, les Tigres s’attaquent maintenant au Titan d’Acadie-Bathurst, une équipe aussi talentueuse qu’eux. «Une équipe mature, avec de la profondeur. Le Titan mise sur un excellent top 4 en défense. Et c’est un club qui peut jouer différents styles de jeu. C’est une équipe qui fait peur… et c’est bien correct comme ça. Nous sommes à notre meilleur quand le défi est grand. Nous savons que notre préparation doit être optimale.»

Robitaille s’encourage avec l’engagement collectif dont il a été témoin face aux Voltigeurs. Si Maxime Comtois et Vitalii Abramov sont les locomotives offensives du club, les Lauzon, Sévigny, Harwell et Huntington ont fait mal aux Drummondvillois.

«Notre leadership est irréprochable, c’est une différence par rapport aux autres saisons. Les joueurs sont très attentifs à nos consignes. Ça doit continuer. La clé face au Titan, c’est de continuer à s’appliquer sur les petits détails, particulièrement en défensive. Notre groupe défensif n’est peut-être pas aussi réputé que celui du Titan, mais il fait du très bon travail en ce moment.»

La série Tigres-Titan s’ébranle vendredi, tout comme l’autre demi-finale impliquant l’Armada de Blainville-Boisbriand et les surprenants Islanders de Charlottetown.

«On part dès mercredi pour Bathurst, question de s’imprégner de l’ambiance là-bas. On n’a pas l’avantage de la glace, on sait que ça nous oblige à gagner au moins un match là-bas. C’est une bénédiction d’avoir réussi à franchir le second tour en cinq matchs, ça nous donne un peu de temps pour refaire nos forces d’ici vendredi. On va en avoir besoin, car ce sera toute une série», conclut Robitaille.