La ville de Trois-Rivières se démarque sur plusieurs tableaux dans le monde du baseball, mais sur le plan des infrastructures, il y a beaucoup de travail à faire, notent des intervenants du milieu.
La ville de Trois-Rivières se démarque sur plusieurs tableaux dans le monde du baseball, mais sur le plan des infrastructures, il y a beaucoup de travail à faire, notent des intervenants du milieu.

Les terrains de baseball manquent d’amour à Trois-Rivières

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les terrains de baseball à Trois-Rivières ont besoin d’une cure de rajeunissement et d’un entretien plus rigoureux, répètent de plus en plus d’intervenants. En excluant le Stade Quillorama, les infrastructures du sport laissent à désirer, surtout pour une discipline en croissance constante depuis 10 ans.

La ville se démarque pourtant sur plusieurs tableaux dans le monde du baseball, avec une équipe professionnelle, un programme Sport-études au secondaire ainsi qu’au collégial, une formation junior élite, des tournois bien ancrés dans la tradition comme le Monstre Vert, deux centres intérieurs ayant vu le jour récemment ainsi que d’excellents résultats sur la scène provinciale.

«Plusieurs de nos installations sont jugées pitoyables. On fait rire de nous quand des visiteurs de l’extérieur de la région viennent ici, à cause de nos infrastructures. Pourtant, nous sommes souvent cités en exemple pour le bon développement de nos jeunes et l’implication de notre monde», témoigne Gabriel Piché, un officiel qui parcoure villes et régions pendant la saison estivale.

Des propos partagés par le président de Baseball Mauricie, Francis Hénault. «Nous organisons des championnats provinciaux pour encore deux ans, sauf qu’on ignore si nous pourrons continuer ensuite, à cause de l’état de plusieurs terrains.»

La région aurait d’ailleurs loupé l’occasion de présenter les Championnats canadiens de baseball des moins de 15 ans, pour 2021 et 2022, en raison des infrastructures jugées insatisfaisantes. «On a manqué le bateau en grande partie à cause de ça. »

Des avant-champs en sable de plage, des trous dans les clôtures, des cabines de marqueurs devenues des maisons d’araignées: il y a, toujours selon ces bénévoles, beaucoup de travail à faire pour rendre les conditions plus agréables pour tout le monde.

Le maire Jean Lamarche en est bien conscient. «Oui, je reçois des témoignages de parents et d’autres personnes impliquées. En tant que maire et partisan de baseball, c’est évident qu’il faudra réhabiliter la situation de certaines infrastructures sportives. Il y a quelque chose que nous n’avons peut-être pas fait. Je veux quand même souligner le travail monumental de nos équipes d’entretien. Mais j’en conviens, il y aura des investissements à faire.»

Pas plus tard que cette semaine, la ville de Saint-Constant, en Montérégie, a annoncé la création d’un complexe de baseball, muni d’un dôme amovible et de terrains synthétiques. Ce type de projets, inspiré de celui de Québec, gagne en popularité dans certaines régions de la province. À quand le tour de Trois-Rivières, une plaque tournante du baseball québécois?

«Il existe des choses dans les cartons. Le synthétique, ce n’est pas une dépense, mais un investissement. Ce que tu paies en installations, tu le sauves en entretien, alors ça devient intéressant. Ce sont des votes qui se décident au budget, en fonction des réalités. Ça pourrait se faire un jour, car il y a la possibilité de transformer certains terrains déjà existants en terrains synthétiques», poursuit Jean Lamarche.

D’ici là par contre, joueurs et entraîneurs risquent de devoir prendre leur mal en patience.