Au fil des années, Pierre-Olivier Morin s'est avéré un réel poison face aux Ravens de Carleton en séries éliminatoires.

Les retrouvailles de deux vieux ennemis

Dans la vie, trois choses sont inévitables: la mort, les taxes et un affrontement entre les Patriotes de l'UQTR et les Ravens de Carleton en séries éliminatoires. Pour une sixième fois en sept saisons, les deux formations ont de nouveau rendez-vous, et ce, dès mercredi soir à Ottawa.
Au fil de ces six affrontements, les groupes ont beaucoup changé des deux côtés de la patinoire. À vrai dire, un seul visage a connu ces six affrontements: l'entraîneur-chef des Ravens Marty Johnston. Des défaites crève-coeur, il en a connu plusieurs dans ces affrontements, dont une en quatrième prolongation en 2013.
«On ne se cachera pas, je n'ai pas connu de succès et le mérite revient à l'UQTR, qui a trouvé la façon de gagner et pas nous. C'est une nouvelle année et on ne sera pas les favoris. Les Patriotes ont mérité le droit de l'être.»
Cette nouvelle manche de la rivalité a toutefois lieu plus tôt qu'à l'habitude cette année, puisque les deux formations s'affrontent habituellement en demi-finale ou finale de la division Est. Mais les deux clubs ont connu une saison en dents de scie et ont terminé avec le même nombre de points, 35. La formation ottavienne a toutefois obtenu l'avantage de la patinoire grâce au différentiel de buts.
«Je mentirais si je disais qu'au début de l'année, on se serait attendu à s'affronter si tôt. Mais ce fut ce type de saison, très similaire dans les deux cas, et il faudra faire avec. Nous avons eu des blessés importants», rappelle Johnston.
Une opinion que ne partage pas forcément Marc-Étienne Hubert. À son avis, très peu de choses séparent les deux équipes, année après année.
«Chaque soir, on n'est pas capable de dire qui va gagner. Il n'y a pas un chrétien qui parierait un million $ contre Carleton parce que c'est tellement serré entre les équipes. Ça se joue aux détails et au pouce carré. Chaque présence est importante.»
Le retour des joueurs d'Équipe Canada
Les deux formations ont été lourdement hypothéquées lors de la tenue des Universiades dans les trois dernières semaines. Six joueurs étaient absents chez les Trifluviens, contre quatre pour les Ravens, mais aussi Johnston, qui était adjoint avec Équipe Canada. Tous les joueurs sont maintenant revenus à bon port. 
«On m'a beaucoup posé la question si j'ai appris sur ces six joueurs en les dirigeant. C'est difficile à dire, mais une chose est certaine, c'est que j'ai beaucoup de respect pour eux. C'était un plaisir d'être avec eux, mais nous sommes revenus à la réalité», ajoute Johnston.
La réalité, les Patriotes ont eux aussi tenté d'y revenir rapidement. Avec un format 2 de 3, l'erreur n'est pas permise.
«Nous avons tenu un souper d'équipe dimanche afin de réintégrer les joueurs. Le message était clair: à partir de lundi, nous sommes all-in pour les séries, et ça commence avec Carleton», mentionne Hubert, qui estime que ses troupiers devraient retrouver leurs repères rapidement.
«Notre tête est complètement avec les Patriotes, martèle Tommy Giroux, qui a revêtu le chandail d'Équipe Canada. L'expérience que nous avons vécue, c'était merveilleux, mais nous sommes revenus ici, et nous avons la tête aux séries. Je ne vois pas pourquoi on aurait la tête ailleurs. Ce qui est dangereux avec Carleton, c'est qu'ils sortent tout le temps fort. Oui, on a eu les victoires, mais c'était tellement mince et toujours très difficile. Il faudra avoir la même recette cette année parce qu'ils sont encore bons.»