Vendredi marquera la seule visite des Redmen au Colisée en saison régulière.

Les Redmen, avant les Stingers

Trois-Rivières — Le calendrier de la saison 2018-19 des Patriotes est drôlement fait. Non seulement l’équipe ne dispute pas de rencontres les mercredis au Colisée, elle devra en plus se passer de la visite de ses voisins montréalais durant l’hiver. En effet, les Redmen de McGill et les Stingers de Concordia disputeront leur seul match de la campagne à Trois-Rivières, respectivement vendredi et samedi.

Vous avez bien lu: après le 3 novembre, on ne reverra plus les Redmen et les Stingers, pourtant les principaux rivaux dans la Ligue de l’Ontario. «C’est difficile à croire», opine l’entraîneur-chef des Patriotes Marc-Étienne Hubert, dont l’équipe doit prévoir cinq déplacements dans la métropole cette année, dont trois à McGill (deux ont déjà été faits).

«Il va certainement falloir revoir comment le calendrier est pensé l’an prochain. Nous sommes très déçus de ne plus avoir de matchs les mercredis et pour ce qui est des rivalités, on préférerait organiser des rencontres locales contre McGill et Concordia plus tard dans l’année.»

Le duel de vendredi marquera déjà le troisième affrontement face aux Redmen, et ce au huitième match. Comme chaque année, les hommes de Kelly Nobes sont bien nantis à toutes les positions. «C’est une puissance de la ligue et l’une des meilleures équipes au Canada», soutient Hubert, qui fait remarquer que le succès du programme à McGill ne repose pas seulement sur le recrutement.

Dans les dernières années, ils ont été en mesure de convaincre plusieurs vétérans du circuit universitaire de les rejoindre à Montréal, notamment Liam Heelis (2015-16) et Nathan Chiarlitti (2016 à 2018). Cette année, l’ancien de Ryerson Aaron Armstrong, un centre qui a déjà inscrit quatre buts en sept parties, a accepté de disputer une quatrième année dans le circuit avec eux.

Concrétiser les chances

Il est encore tôt, mais les Patriotes (4-3) devront soigner certains aspects de leur jeu s’ils veulent terminer cette fin de semaine avec au moins trois points. L’équipe présente des statistiques qui ne collent pas à l’identité à laquelle elle a habitué les amateurs. Avec un faible taux de 74,2 % en infériorité numérique, le club pointe au 19e échelon dans la Ligue de l’Ontario. Ce n’est pas très reluisant non plus avec un homme en plus, alors que le taux de réussite atteint à peine 12 %.

«Ces deux unités jouent bien en ce moment, tient à rectifier Hubert. On manque d’opportunisme sur l’attaque à cinq, on a raté des buts ouverts. Quand on regarde les reprises sur vidéos, les gars sont émotifs, ils n’en reviennent pas! Ça va finir par débloquer.»

Pour ce qui est de l’unité en désavantage numérique, disons que les Patriotes ont croisé quelques puissances jusqu’ici. «Ryerson et McGill, c’est difficile. En même temps, ça forge notre équipe.»

Le mois de novembre ne sera d’ailleurs pas de tout repos pour les hockeyeurs de l’UQTR. La semaine prochaine, ils visiteront deux fois en autant de jours à Kingston les Golden Gaels de Queen’s, actuels meneurs de la division Est. Des programmes doubles contre UOIT et Laurentienne sont aussi au menu, en plus d’affrontements face à Carleton et Ottawa.

Sébastien Auger, qui a connu un bon match samedi dernier à Ryerson après avoir accordé un mauvais but, défendra la cage des Trifluviens vendredi contre McGill.

Mis à part Patrice Demuy, qui s’est cassé un pouce il y a deux semaines, tous les joueurs des Patriotes sont en santé.