Le Colisée de Trois-Rivières.

Les Patriotes veulent leur part du gâteau

Le maintien du hockey de la Ligue nord-américaine à Trois-Rivières ne fait pas que des heureux. Chez les Patriotes de l'UQTR, on voyait la disparition anticipée de ce calibre de jeu comme une occasion en or d'avoir enfin un vrai chez soi - avec les conditions qui sont accordées à un locataire de premier plan.
Le projet d'Étienne Boileau semble écarter ce scénario. Vraisemblablement, les Patriotes vont devoir encore se contenter d'un rôle de second violon au vieux Colisée. Ça n'empêchera pas Isabelle La Vergne, directrice du Service de l'activité physique et sportive de l'UQTR, de faire valoir aux autorités municipales mercredi que les Patriotes méritent un meilleur traitement à ses yeux.
«Présentement, ce n'est pas équitable. On veut collaborer avec la nouvelle équipe qui est en train de s'installer. Mais ça prend une entente tripartite qui correspond un peu plus à nos besoins.»
L'an dernier, les Patriotes n'obtenaient qu'un dollar par bière vendue lors de leurs matchs locaux. Ils ne pouvaient pas non plus offrir une grande visibilité à leurs commanditaires, puisqu'ils étaient contraints de les afficher dans les recoins du Colisée qui n'avaient pas déjà été monnayés par le Blizzard.
Les premiers gestes posés sous le régime Boileau il y a quelques semaines étaient porteurs d'espoir à leurs yeux, puisque Dean Lygitsakos avait pris le temps de les rencontrer pour tracer les lignes d'un éventuel partenariat plus large. Depuis le retrait de Lygitsakos, les Patriotes sont toutefois tenus dans l'ombre et ils ne savent pas si ce qui a été discuté tient toujours. Considérant que la nouvelle politique des loisirs de la Ville de Trois-Rivières prévoit que le tarif des Patriotes pour la location des glaces va doubler, La Vergne est inquiète. 
«On a appris dans Le Nouvelliste que la nouvelle administration de l'équipe de la LNAH souhaitait nous affronter à nouveau à l'automne. C'est bien comme projet, mais on espère que notre collaboration va aller plus loin que ça. Pour l'instant, on ne sait pas ce qui nous attend.»
En mettant des gants blancs, La Vergne se demande pourquoi les Patriotes ne bénéficient pas d'un meilleur support de la ville qu'ils représentent. 
«Notre équipe est sur la glace depuis 1969, et elle n'a jamais quitté. Nos joueurs s'installent ici pour trois ans, ils s'impliquent dans la communauté. Plusieurs restent ici après leurs études. Nous sommes fiers de notre collaboration avec le hockey mineur. On sent qu'on a l'écoute de la Ville, mais on veut pousser ça plus loin et améliorer notre sort.»
Difficile pour les Patriotes de se comparer aux autres équipes universitaires de leur réseau, puisque celles-ci sont majoritairement établies sur le campus. Il y a déjà eu un projet de nouvel aréna sur les terrains de l'UQTR, mais il a été abandonné et il n'a pas repris vie dans les cartons de La Vergne. Les Patriotes ont aussi exploré par le passé la possibilité de déménager leurs quartiers dans un autre aréna de la cité de Laviolette, mais aucun ne répond mieux à leurs besoins réels que le Colisée selon eux. Ils sont donc condamnés à court terme à la cohabitation, ce qui ne dérange pas La Vergne. À condition de ne pas se sentir trop étrangers dans ce vétuste bâtiment. 
«Tout ce qu'on recherche. C'est un partenariat plus équitable», répète-t-elle.
Carnet de notes
La formation de hockey des Patriotes est à la recherche d'un entraîneur adjoint pour seconder à temps plein Marc-Étienne Hubert la saison prochaine. C'est un nouveau poste qui a été créé au cours des dernières semaines. C'est Pierre Clermont, coordonnateur du sport d'excellence, qui pilote le dossier. Les hommes de hockey intéressés au poste doivent se manifester avant 17 h le 6 juillet.