La saison régulière au hockey universitaire ne commencera pas cet automne, en raison de la pandémie de la COVID-19. Les joueurs et les entraîneurs des Patriotes s’accrochent maintenant à l’espoir que cette campagne commence quelque part en janvier 2021.
La saison régulière au hockey universitaire ne commencera pas cet automne, en raison de la pandémie de la COVID-19. Les joueurs et les entraîneurs des Patriotes s’accrochent maintenant à l’espoir que cette campagne commence quelque part en janvier 2021.

Les Patriotes s’accrochent à un retour en janvier

Trois-Rivières — Les Patriotes s’y préparaient, c’est maintenant officiel: leur saison dans la Ligue de hockey universitaire de l’Ontario ne commencera pas en septembre.

Ontario University Athletics (OUA) a annoncé lundi l’annulation de toutes ses activités sanctionnées jusqu’au 31 décembre 2020, et ce, pour toutes les disciplines. Cette décision touche, en plus des équipes ontariennes du circuit de hockey masculin, trois formations du Québec: les Patriotes, l’Université McGill et les Stingers de Concordia.

«Déçu? Oui et non. On s’y attendait pas mal», avouait l’entraîneur des Patriotes, Marc-Étienne Hubert. «Nous travaillions sur plein de possibilités pour la saison 2020-21, en sachant pertinemment que le scénario le plus probable, c’était l’annulation des matchs de l’automne.»

Entretenir l’espoir, convaincre les étudiants-athlètes

Chez les Hubert, on se prépare en vue de la reprise du soccer, comme dans des milliers d’autres foyers à travers le Québec. La semaine dernière, on a même avancé la possibilité que les enfants puissent disputer des matchs, aussi tôt qu’à la fin du mois de juin, si la Santé publique l’autorise.

«Si tu m’avais dit ça il y a deux semaines, je ne t’aurais jamais cru! Les restaurants rouvriront bientôt, il y a des phases de déconfinement qui s’en viennent que l’on n’aurait pas cru possible encore jusqu’à tout récemment.»

«Mon point, c’est que ça peut évoluer rapidement. Nous, on a espoir de jouer des matchs en janvier. Les entraîneurs de l’OUA partagent mon optimisme, même si la décision [de lundi] fait mal. On continue à être très actifs.»

Les programmes de bourses et d’admissibilité des étudiants-athlètes pourraient être modifiés, afin de se coller à la réalité d’un automne sportif passablement tranquille.

Au hockey universitaire, certains joueurs pourraient se laisser tenter par l’aventure du sport professionnel, notamment en Europe, si les activités reprennent plus vite qu’ici. À l’UQTR, Marc-Étienne Hubert mentionne qu’un plan d’action est en préparation afin d’assurer la rétention des étudiants-athlètes, en attendant le retour des compétitions officielles.

«L’entraînement hors-glace, le développement de l’athlète, les plages horaires: on souhaite que nos joueurs se sentent interpellés, qu’ils ne fassent pas de surplace malgré le contexte difficile.»

Travailler en sous-groupe en respectant les phases du déconfinement proposé par Hockey Québec, élaborer des activités hors-glace et entretenir l’esprit d’équipe: l’entraîneur, ses adjoints et tout le personnel gravitant autour de l’équipe auront de beaux défis à relever cet automne, même en l’absence de matchs comptant pour le classement général.

«On a beaucoup de projets trippants à présenter aux joueurs, comme du mentorat avec le hockey mineur. À l’UQTR, on est collés sur tout ce qui est aspect recherche avec le professeur Jean Lemoyne, nous avons la chance d’être bien entourés. On va proposer quelque chose de solide et d’attrayant.»

Et comme le rappelle Hubert, il y aura toujours moyen d’organiser des parties entre universités québécoises, voire avec d’autres campus à l’extérieur de la province, si la situation le permet.

«L’UQTR ne sera pas la seule école à vouloir jouer des matchs, si ça devient possible. Moi, je vois tout ça comme une opportunité de nous réinventer. Il y a des aspects de tout ça, du plan qu’on mettra en branle pour cet automne, qui pourront perdurer dans le temps.»