Les Patriotes ont perdu 4-2 face aux Gee Gees de l’Université d’Ottawa, devant plus de 500 personnes.
Les Patriotes ont perdu 4-2 face aux Gee Gees de l’Université d’Ottawa, devant plus de 500 personnes.

Les Patriotes ramenés sur terre

TROIS-RIVIÈRES — Les Patriotes auraient souhaité terminer la première portion du calendrier sur une note plus réjouissante. Contre des adversaires à qui ils concédaient l’expérience, les hockeyeurs de l’UQTR ont perdu 4-2 face aux Gee Gees de l’Université d’Ottawa, devant plus de 500 personnes, des étudiants pour la plupart, au Colisée de Trois-Rivières.

Ce fut sans contredit la pire sortie des Patriotes jusqu’à présent cette saison, du moins devant leurs partisans. Débarqués en Mauricie sans complexe, les Gee Gees, parmi les favoris pour tout rafler en 2019-20, ont imposé leur loi, notamment en freinant l’un des meilleurs jeux de puissance du hockey universitaire canadien.

L’exploit était d’autant plus digne de mention qu’ils disputaient une troisième rencontre en quatre jours. Les Gee Gees, qui se rapprochent des Patriotes et du deuxième rang dans l’Est dans la Ligue de l’Ontario, concluent 2019 sur une séquence de cinq gains.

Ottawa avait entamé la semaine au septième échelon du classement national, un rang devant l’UQTR. Vous comprendrez que l’entraîneur-chef des visiteurs, Patrick Grandmaître, avait hâte d’en découdre avec les Trifluviens.

«On a stoppé leur jeu de puissance et je pense que ç’a eu comme effet de lever leurs jambes», soumettait le pilote en chef, plus tard dans le corridor menant au vestiaire des siens.

«Ça arrive souvent cette année qu’on déstabilise nos adversaires avec notre éthique de travail. Ce fut le cas encore ce soir. Notre équipe est tissée serrée.»

Dans l’autre camp, Marc-Étienne Hubert ne pouvait que constater le débalancement, en termes de vécu dans le hockey universitaire, entre les deux clubs. Il compte 15 jeunes poulains dans son alignement, faut-il le rappeler. Pour vous donner une idée, les Gee Gees patinaient mardi soir avec 17 joueurs de quatrième année!

«Sans rien enlever aux équipes que nous avons affrontées depuis six semaines, aucune ne se rapproche des Gee Gees. Ce soir, on a vu des gars de 24 et 25 ans contre des jeunes de 21. Au hockey junior, c’est comme si des 17 ans affrontaient des 19 ans.»

Après un départ laborieux – le gardien Sébastien Auger a sauvé la mise à plusieurs reprises –, les étudiants de l’UQTR ont connu de bons moments en troisième période. À souligner parmi les points positifs: l’efficacité en désavantage numérique.

N’eût été de Auger, Ottawa aurait pu régler le dossier des locaux à la mi-match. Simon Lafrance et Samuel Hould ont marqué pour l’UQTR. Julien Tessier et Lafrance ont récolté deux points.

Revenir de loin

Les Gee Gees en sont à leur quatrième saison depuis leur réintégration dans la Ligue de l’Ontario. On se souvient, le programme avait été éclaboussé par un scandale sexuel il y a quelques années. Une suspension avait découlé de ce délicat dossier.

Plus tard, Grandmaître devait être choisi comme l’homme de la situation pour redresser la barque... et convaincre des joueurs d’opter pour Ottawa.

«Ça n’a pas été facile, concède l’entraîneur. Vous comprendrez que ça ne se bousculait pas aux portes pour les Gee Gees. Tout le monde pensait qu’on se ferait planter, mais on en a surpris plusieurs. Nous avons parcouru beaucoup de chemin ensemble, ça nous a solidifié comme groupe.»

Les Patriotes ont pu le constater mardi. «Chaque pouce carré sur la glace était difficile à aller chercher, analysait Hubert. Ça nous donne une bonne idée de ce à quoi nous serons confrontés dès janvier.»

Carnet de notes

Marc-Étienne Hubert ignore toujours si son attaquant le plus expérimenté, Christophe Boivin, réintégrera la formation pour le début de la nouvelle année...

Boivin, justement, avait été choisi sur l’équipe d’étoiles des joueurs universitaires pour affronter Équipe Canada junior, du 9 au 12 décembre. Blessé, il devra sauter son tour. Le gardien Auger, plus chanceux, aura la chance de se mesurer aux espoirs de demain. Même chose pour l’ancien des Cataractes Nicholas Welsh (Saint Mary’s).