En l'absence de sept piliers, l'entraîneur des Patriotes Marc-Étienne Hubert a nommé un nouveau capitaine et quatre adjoints pour les six derniers matchs de la saison régulière.

Les Patriotes privés de sept éléments clés

Le match du Carnaval de l'UQTR est habituellement un signe de réjouissance pour les Patriotes, puisqu'ils s'attendent à jouer devant la plus grosse et bruyante foule de la saison. Mais il y aura une drôle d'ambiance mercredi soir au Colisée alors que les Stingers de Concordia seront en ville. Avec sept joueurs absents, dont six aux Universiades, les Patriotes auront un visage bien moins menaçant qu'à l'habitude.
Il s'agira de la première de six parties sans les attaquants Guillaume Asselin, Pierre-Olivier Morin et Tommy Giroux, les défenseurs Martin Lefebvre et Charles-David Beaudoin, ainsi que le gardien Sébastien Auger. Tous ont rejoint dimanche l'équipe canadienne en vue des Universiades qui se tiendront à Almaty, au Kazakhstan, dès vendredi. Ils rateront donc le reste de la saison régulière. À cette liste d'absents s'ajoute Marc-Olivier Mimar, blessé. Il ne devrait plus voir d'action jusqu'aux séries éliminatoires lui non plus. Tout ça au coeur d'une saison des plus décevantes pour les Patriotes, qui sont au septième rang du classement de la division Est.
«Les Universiades ont dérangé énormément l'équipe. Je ne veux pas trouver d'excuses, mais c'est évident, surtout avec Beaudoin qui s'est fracturé le doigt au camp d'entraînement. L'année dernière, les joueurs étaient à 100 % concentrés sur le processus et la victoire et c'est ce qui a fait notre succès.»
«Cette saison, le focus a été divisé. Les finissants regardaient les opportunités chez les pros, ceux qui étaient susceptibles d'aller aux Universiades ou les étoiles universitaires regardaient en ce sens. C'est sans compter les blessures. Nous n'avons eu notre alignement complet que pour une seule partie», mentionne Marc-Étienne Hubert, qui fera ainsi appel à des équipiers qui ont vu bien peu de glace cet hiver. Avec 28 joueurs dans sa formation, le pilote avait prévu le coup.
Avec cette longue liste de joueurs en moins, le défi s'annonce relevé, particulièrement avec la parité qu'on retrouve dans les Sports universitaires de l'Ontario cette saison.
«C'est le plus gros défi de ma carrière. Et pourtant, j'ai vécu la série entre les Saguenéens et les Remparts avec l'attaque de Jonathan Roy contre Bobby Nadeau. Richard Martel a été suspendu, Patrick Roy aussi, et c'est moi qui a été parachuté derrière le banc pour le match suivant. C'était très couvert par les médias.»
Afin d'affronter ce défi avec succès, Hubert a approché son équipe avec un concept de mini-saison. Six matchs avec un tout nouveau noyau, particulièrement au chapitre du leadership. Puisque son capitaine et tous ses assistants seront absents, il a nommé un nouveau capitaine, Pierre-Maxime Poudrier, ainsi que quatre nouveaux assistants en Raphaël Boudreau, Jérémy Beaudry, Mathieu Lemay et Carl-Antoine Delisle. À sa troisième saison, Delisle en est un qui pourrait avoir un impact sur les deux premiers trio de l'équipe.
«On va devoir élever notre jeu. Avec la qualité des joueurs qui sont partis, on n'a pas le choix. Ça fait quelques années que je suis ici et comme nous avons un groupe de gars nouveaux, je dois être un meneur. Si on connaît une bonne fin de saison malgré les gars qui ne sont pas là, ça va nous donner un boost au niveau mental et nous permettre d'entrer en séries éliminatoires en force. Ce sera motivant pour tout le monde d'apporter le petit plus», analyse l'attaquant.
Même s'ils se battaient fréquemment pour une place en séries lors des dernières saisons, les Stingers n'ont jamais été une proie facile pour les Patriotes. C'est toutefois différent cette saison puisque la formation montréalaise n'est qu'à quatre points du premier rang de la ligue. De plus, les Stingers perdront un seul joueur, le capitaine Olivier Hinse, au profit d'Équipe Canada.
«Ce n'est pas l'idéal, mais il n'y a rien qu'on puisse y faire. Les Stingers ne sont pas dans la même situation que nous. Il faut s'assurer de jouer de la bonne façon. Le classement, on le regardera à la fin de l'année, En séries, ce sont des 2 de 3. Ce sera extrêmement serré et il n'y a rien qui dit que ce sera l'équipe la mieux classée qui va aller jusqu'au bout.»