Autant les joueurs que les entraîneurs des Patriotes peinent à comprendre pourquoi ils sont constamment exclus du top-10 au hockey universitaire canadien. L’équipe a pourtant gagné 11 matchs sur 14 depuis le début de la saison.

Les Patriotes piqués au vif

Trois-Rivières — Les Patriotes jouent avec 15 recrues depuis le début de l’année, mais gagnent tout de même près de huit fois sur dix. Or, cet excellent départ ne semble pas émouvoir les observateurs du hockey universitaire au Canada, qui les ont encore exclus, cette semaine, de leur classement des dix meilleurs programmes au pays.

Chaque semaine, l’entraîneur-chef des Patriotes, Marc-Étienne Hubert, prend la peine de publier ce fameux top-10, histoire de motiver ses troupes. Est-ce que les Patriotes (11-2-2) sont évalués à leur juste valeur? Certainement pas, juge Hubert.

«Je ne comprends pas. Je suis vraiment mêlé, en fait», soupire le pilote en chef, en rappelant que ses étudiants-athlètes affichent le cinquième pourcentage d’efficacité en termes de victoires obtenues versus le nombre de matchs disputés. «Pourtant, nous ne sommes pas considérés dans le classement hebdomadaire. Toutes les équipes qui ont des succès similaires à nous s’y retrouvent. Qu’est-ce qu’on fait de mal?»

De la Ligue de l’Ontario, le circuit au sein duquel évoluent les Patriotes, on ressasse dans le plus récent top-10 les formations de Carleton (troisième, 14-2), Toronto (quatrième, 12-2), Ryerson (huitième, 10-3-2) ainsi que Windsor (dixième, 12-2-1). Les hockeyeurs de l’UQTR, eux, n’y sont apparus qu’une fois, lors de la cinquième semaine (29 octobres). Ils figuraient alors comme septième équipe au pays.

«Ils nous ont peut-être oubliés, lance Hubert en boutade. Honnêtement, je peux comprendre que l’Université du Nouveau-Brunswick et Alberta apparaissent toujours au premier ou au deuxième échelon. Ils ont gagné assez de championnats canadiens dans les dernières années pour justifier leur position. Sauf que ce n’est pas normal que huit fois sur neuf, on nous ignore.»

Marc-Étienne Hubert

Les Patriotes ont pourtant vaincu Brock et Queen’s, en plus de pousser les Ravens de Carleton, actuels détenteurs du premier rang dans la Ligue de l’Ontario, jusqu’aux tirs de barrage en ouverture de saison au Colisée de Trois-Rivières. Bref, les jeunes et fougueux Patriotes surprennent, même s’ils sont loin d’être parfaits.

«J’ai l’impression qu’ils ont davantage de considérations pour la division Ouest de notre ligue, alors qu’on joue dans l’Est. Ce que je sais, c’est que nous avons gagné nos quatre matchs face à nos deux adversaires de la section Ouest! Mais bon, on ne contrôle pas leurs schémas statistiques ni les votes. En fait, nous n’avons jamais vraiment su qui votait là-dessus.»

Boivin de retour... après les Fêtes

Pendant ce temps, les joueurs de Trois-Rivières ont gagné cinq de leurs six dernières parties, dont les deux dernières contre Ontario Tech, à Oshawa, même s’ils étaient privés de deux vétérans: le gardien Sébastien Auger et l’excellent attaquant Christophe Boivin. Ce dernier a subi une blessure contre les Gaels de Queen’s et ne sera de retour qu’après la pause des Fêtes. Il devra donc s’absenter vendredi et samedi au Colisée, face à Nipissing, de même que le 3 décembre contre les Gee Gees d’Ottawa.

Quant à Auger, la décision viendra dans les heures à venir, à savoir s’il se mesurera aux Lakers. Le week-end passé, le Shawiniganais Mathieu Bellemare a fait du bon boulot devant la cage uqtérienne. Il a gagné ses quatre duels et montre un pourcentage d’arrêts de ,927 jusqu’ici.

Plusieurs se démarquent

Bellemare n’est pas le seul joueur au statut de recrue à impressionner. Meilleur pointeur des siens (19), Julien Tessier est aussi le meilleur passeur (17) de la Ligue de l’Ontario et occupe le quatrième rang des pointeurs. Son coéquipier de trio, Jordan Martel, est le deuxième franc-tireur du circuit avec 11 réussites. Ses cinq buts en avantage numérique font de lui le plus menaçant à ce chapitre pour l’instant. Il revendique également trois buts vainqueurs! À la ligne bleue, le joueur de troisième année Loïk Léveillé est l’un des meilleurs pointeurs.

«Avec l’absence de Boivin, je n’ai qu’un joueur d’expérience en hockey universitaire dans mon top-9 en Mathieu Boucher. Moi, je trouve ça impressionnant ce que mes jeunes font. J’aimerais que certains observateurs le voient eux aussi», de conclure Marc-Étienne Hubert, qui a certainement trouvé un nouvel élément de motivation pour ses troupes!