Le cocapitaine des Patriotes Mathieu Lemay ne s’inquiète pas de la fiche un peu décevante des Patriotes en ce début de saison alors que le club peine à jouer pour ,500.

Les Patriotes ne désespèrent pas

Trois-Rivières — La pause des Fêtes arrive à grands pas et, pour une rare fois dans leur histoire, les Patriotes hockey peinent à jouer pour ,500. En fait, les joueurs de l’UQTR, sixièmes au classement de la division Est dans la Ligue de l’Ontario, sont plus près du huitième et dernier rang assurant une place en séries que de la première position, détenue par l’Université d’Ottawa. Bref, ils se retrouvent en milieu de peloton.

Avec une seule victoire obtenue à leurs cinq derniers matchs, les Patriotes voudront au moins s’assurer de bien terminer le premier segment de la campagne, alors qu’ils disputeront un autre programme double en fin de semaine, cette fois face aux Voyageurs de l’Université Laurentienne (Sudbury) au Colisée.

L’entraîneur-chef Marc-Étienne Hubert en a soupé des programmes doubles et il ne s’est pas défilé pour l’admettre publiquement, jeudi au terme de la séance d’entraînement de ses protégés. Mais ce qui l’irrite encore davantage, ce sont toutes ces opportunités ratées dans les dernières semaines. Non, les Patriotes ne jouent pas leur meilleur hockey, sauf qu’ils ne se font pas souvent déclasser non plus. La défensive répond aux attentes. La vérité, c’est qu’en excluant la contribution offensive du premier trio, c’est trop tranquille à l’attaque. Cela se répercute dans les statistiques des unités spéciales. Encore à ce chapitre, on est loin des chiffres auxquels nous ont habitués les Patriotes.

«Pourtant, on travaille très fort. La finition n’y est pas, on aurait gagné beaucoup plus de matchs si nous avions été plus opportunistes», décortique le cocapitaine Mathieu Lemay, qui, à sa quatrième saison à l’UQTR, n’a jamais vécu un début de saison aussi décevant en termes de victoires (7-6-2). «Comme je dis, nos efforts sont là. On manque des buts dans des matchs serrés, ça fait mal à la fin. Il faut dire aussi que la ligue a changé depuis que je suis arrivé ici. C’est vrai, dorénavant, que tout le monde peut battre tout le monde. Et souvent, c’est l’équipe qui travaille le plus fort qui va s’en tirer. De notre côté, ça nous prend juste un peu plus de chance. Ça va finir par virer de notre bord.»

Avec 20 points en 14 matchs, Lemay arrive au troisième rang des pointeurs de la ligue. Christophe Boivin suit, non loin derrière, avec 19 points. «Je sais que plusieurs gars voudraient en faire plus en ce moment. Moi-même, malgré mon bon départ, je pense que j’aurais pu en donner davantage. L’important, c’est de trouver des solutions et de ne pas se décourager. Le moral est bon, malgré les frustrations en attaque», assure Lemay.

Les Voyageurs vivent une saison plus difficile que l’UQTR: cinq gains en 14 sorties et un maigre total de 38 buts. S’il est difficile de coller deux victoires en autant de jours face au même adversaire, les Patriotes ne peuvent pas vraiment se permettre d’échapper des points contre Laurentienne. Leur retour à la compétition, après les matchs de vendredi soir et samedi après-midi, n’est prévu qu’au début du mois de janvier, à McGill. «C’est trop de temps pour ruminer une défaite, sourit Hubert. On doit s’assurer de bien conclure ce segment de la saison.»

Plusieurs joueurs ne revêtiront pas l’uniforme ce week-end en raison de diverses blessures. Le plancher de danse est disponible pour ceux qui n’ont pas encore assez contribué.