Les Redmen ont eu l'avantage au premier match de cette série demi-finale.

Les Patriotes descendus de leur nuage

La grande rivalité entre les Patriotes de l'UQTR et les Redmen de McGill reprenait de plus belle mercredi soir à Montréal, mais il semblerait bien que les Trifluviens avaient encore en tête à Ottawa, où ils ont éliminé les Ravens de Carleton dimanche.
Décevants, les Patriotes ont descendu de leur nuage et ont subi un revers de 3-1 lors du premier match de la série demi-finale de l'Est.
Après un premier engagement où les deux équipes ont semblé s'étudier, les Redmen ont ouvert la marque tôt en deuxième période sur un tir de Francis Lambert-Lemay qui a semblé dévier. 
Les hommes de Marc-Étienne Hubert ont répliqué quand Gabryel Paquin-Boudreau a conservé la rondelle sur un trois contre un pour battre Louis-Philip Guindon. Ce filet, qui aurait dû lancer l'équipe, a toutefois sembler l'éteindre.
Imprécis, les visiteurs n'ont pas été l'ombre d'eux-mêmes par la suite. Fonçant au filet, Rock Regimbald a été en mesure de déjouer Sébastien Auger un peu plus d'une minute plus tard. Regimbald a par la suite vu son coéquipier 
Patrick Delisle-Houde se pointer devant la cage trifluvienne sans être surveillé pour rediriger une passe qui a porté le pointage à 3-1. Vétéran de cinquième saison, Delisle-Houde a d'ailleurs connu un excellent match pour les Montréalais.
«On n'a pas travaillé. Je ne suis pas du genre à utiliser des excuses, et c'est inacceptable de ne pas offrir plus d'effort que ça pendant le match numéro un. Je vais donner beaucoup de crédit aux Redmen, ils ont bloqué des tirs, ils ont gagné plus de batailles et ils ont montré plus de désir que nous, alors que nous, nous n'en avons montré que par petits bouts.
En général, c'était à leur avantage. C'est une série demi-finale contre McGill, on se doit de donner plus d'effort que ça. C'est décevant. Nous sommes retombés à zéro après Carleton», a soupiré Hubert après la rencontre.
Ce n'est pas seulement le résultat qui fait mal pour les Patriotes, mais surtout la manière. On ne comptait plus les fois où une montée offensive a été arrêtée à la ligne bleue montréalaise par les Redmen, dont la structure de jeu était à son meilleur mercredi soir à l'aréna McConnell.
Les Trifluviens ont bien eu quelques chances de se mettre en évidence, avec quatre séquences en avantage numérique, mais les Rouges se sont transformés en véritable mur, bloquant toutes les rondelles avant qu'elles ne puissent parvenir au gardien. L'UQTR a dû attendre à son quatrième avantage numérique, son dernier du match en troisième période, pour finalement obtenir un premier tir sur Guindon.
«C'était un bon match de notre équipe. Nous avons eu du succès en désavantage numérique et nous avons bien géré la rondelle. Je pense que nous avons montré plus de combativité. Mais ce n'est que le premier match», a rappelé l'entraîneur des vainqueurs, Kelly Nobes.
L'émotion à zéro
En plus du manque d'exécution, les Trifluviens ont offert une performance peu combative et plusieurs joueurs se sont transformés en courant d'air pendant cette rencontre. Tommy Giroux n'hésitait pas à dire que collectivement, les Patriotes ont offert une performance atypique.
«Je ne sais pas quoi dire... c'est horrible de la manière dont nous sommes sortis. Ce n'était pas un manque de volonté personnelle, mais on ne se supportait pas un et l'autre. Ce n'était pas pour mal faire, mais on ne se supportait pas. McGill a beaucoup de profondeur en défensive, et toutes leurs lignes jouent très bien.»
Des propos qui ont trouvé écho chez son coéquipier Mathieu Lemay. «On pensait encore à notre grosse victoire contre les Ravens. c'était émotif là-bas. On n'a pas changé de page tout de suite et ça nous a affectés. Notre focus n'était pas à la bonne place pantoute. On n'était pas préparé pour jouer une game contre McGill. Ça s'est vu sur la glace.»
La victoire est allée à la fiche de Louis-Philip Guidon, qui a fait face à 21 lancers contre 30 en direction de Sébastien Auger, qui a réservé quelques beaux arrêts aux amateurs en troisième période.
Les deux équipes auront donc rendez-vous samedi au Colisée pour le deuxième match de la série. Une défaite enverrait les Patriotes en vacances, alors qu'une victoire provoquerait un troisième et ultime match. «C'est un wake up call que nous avons eu ce soir. Nous avons maintenant deux jours pour revenir en force», a conclu Hubert.