Les Patriotes préparent depuis plusieurs mois leur retour dans la meilleure division du volleyball féminin universitaire. Ce sera chose faite à l’automne 2020.

Les Patriotes de retour en division 1

Trois-Rivières — C’est une bonne nouvelle pour le sport d’excellence à l’UQTR. Dès l’automne 2020, les Patriotes retrouveront le plus haut sommet de compétition en volleyball féminin, la division 1. Les filles rejoindront ainsi l’Université de Montréal, McGill, Laval, Ottawa, Sherbrooke et l’UQAM.

La directrice du Service de l’activité physique et sportive, Isabelle La Vergne, a confirmé le tout au Nouvelliste, mardi.

L’UQTR n’est plus représentée en volleyball D1 depuis 2007. Trois ans après la disparition du programme, une nouvelle équipe voyait le jour, en deuxième division cette fois. Entre 2011 et 2018, les Patriotes ont remporté le championnat provincial cinq fois. Bref, le fruit semble mûr pour un retour au sein du calibre de jeu le plus relevé au Québec.

Pour Isabelle La Vergne, il était naturel d’explorer cette possibilité, et ce dès son entrée en poste, en janvier 2016. Cette décision découle des recommandations formulées dans son plan de développement de dix ans. Parmi celles-ci, il fallait rééquilibrer la représentation des équipes d’excellence masculines et féminines. Après le hockey masculin, le soccer masculin et le soccer féminin, le volleyball féminin s’ajoute donc à la liste.

«Le volleyball connaît une hausse de popularité dans la région, on l’observe dans les écoles. On a donc poussé dans cette voie et notre candidature a été acceptée», explique la directrice du SAPS.

Dans l’ordre: l’entraîneure des Patriotes Marie-Ève Girouard, la directrice du Service de l’activité physique et sportive, Isabelle La Vergne, ainsi que l’une des membres de l’équipe de volleyball, Valérie Lemay.

Bon bassin

Entraîneure de l’équipe uqtérienne depuis quatre saisons, Marie-Ève Girouard peut dire mission accomplie. Dès son arrivée à la barre du groupe, elle plaidait pour un retour des Patriotes en D1. À environ 18 mois du début officiel de l’aventure, elle pourra s’activer afin de répandre la bonne nouvelle... et attirer des joueuses en Mauricie.

«Notre bassin est très intéressant, s’enthousiasme Girouard. Il y a quelques filles qui jouent à l’extérieur de la Mauricie, sauf que j’ai bon espoir de pouvoir en attirer à Trois-Rivières pour leur stage universitaire.»

«Le profil des études dans le monde de la santé est recherché et nous, à l’UQTR, on a un programme de chiropratique unique en province», ajoute La Vergne, emballée à l’idée de pouvoir recruter des joueuses à l’échelle internationale, comme cela se fait déjà en soccer. «Nous avons un bon bassin d’étudiants étrangers à l’UQTR. Nous avons pris cette donnée en considération.»

Quant au volleyball scolaire, le Réseau du sport étudiant de la Mauricie estime qu’il y a près de 800 joueurs enregistrés. Il y a des équipes collégiales au Collège Shawinigan, au Collège Laflèche ainsi qu’au Cégep de Trois-Rivières.

Un incitatif

Co-capitaine des Patriotes cette saison, Valérie Lemay écoule actuellement la cinquième et dernière année de sa carrière universitaire. Il y a quelques années, cette athlète originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, intéressée par le programme de chiropratique, avait été tentée de faire le saut à l’UQTR. L’absence d’une formation de première division dans son sport sur le campus l’avait freinée. Elle a plutôt pris la route de Québec, où elle s’est alignée avec le Rouge et Or durant quatre ans.

«Quatre équipes de division 1 me voulaient. Moi, mon rêve, c’était de devenir chiropraticienne. Mais j’avais un autre rêve, celui de jouer dans la meilleure ligue de volleyball. Les filles en D1 sont plus physiques et plus grandes, la marge est grande avec la deuxième division. Ce sera un beau défi pour tout le monde à l’UQTR.»

Une équipe plus présente

En deuxième division, la saison se déroule sous forme de tournois, ce qui empêche les équipes de disputer des parties locales sur une base régulière. «Si les gens ratent notre tournoi annuel organisé au CAPS, ils n’ont pratiquement plus la chance de nous voir en action par la suite. Ce sera différent en division 1», mentionne Marie-Ève Girouard.

En effet, le calendrier de cette ligue prévoit une dizaine de rencontres à domicile, donc au CAPS Léopold-Gagnon pour les Patriotes. Les rencontres ont souvent lieu le vendredi ou le dimanche. «Le sentiment d’appartenance sera encore plus grand. Les matchs locaux deviendront des happenings pour les jeunes joueuses de la région», prédit Valérie Lemay.

«Une excellente nouvelle»

Il n’y a pas qu’à l’UQTR qu’on se réjouit du retour des Patriotes en division 1. La coordonnatrice des programmes Sport-études aux Estacades, Luce Mongrain, salue l’initiative, consciente qu’elle aura un impact en Mauricie. «Le volleyball est en santé ici. Nous avons une cinquantaine de joueuses en Sport-études et on s’attend à en accueillir encore plus l’an prochain. La cohorte de nos benjamines est impressionnante. L’offre de service est visiblement de retour. Les personnes impliquées ont travaillé fort.»

Même son de cloche du côté du coordonnateur des affaires étudiantes et communautaires du Cégep de Trois-Rivières, Daniel Tessier. «C’est un élément de motivation supplémentaire pour ramener un programme de division 1 au cégep», indique-t-il.

«Quand il existe une verticalité dans le sport, c’est plus facile de recruter les meilleurs athlètes. Nous allons valider l’intérêt du cégep pour ravoir une équipe en D1. La nouvelle concernant les Patriotes nous donne des raisons d’espérer.»

Les Diablos ne sont plus représentés dans la meilleure ligue collégiale de volleyball féminin depuis 2014. Ils avaient alors été victimes d’une sanction administrative, en raison de leur faible rendement.