Les Patriotes doivent trouver une façon de se relever face aux Redmen de McGill, sans quoi leur année pourrait se terminer abruptement, samedi au Colisée de Trois-Rivières.

Les Patriotes au bord du précipice

Plusieurs termes pourraient décrire la sortie des Patriotes face aux Redmen de McGill mercredi lors du premier match de la série demi-finale de l'Est, mais peu d'entre eux seraient positifs. L'UQTR tentera de rebondir samedi après-midi au Colisée, et surtout, éviter l'élimination.
La troupe de Marc-Étienne Hubert devra assurément faire mieux si elle veut venir à bout de la structure défensive des Redmen, impeccable mercredi. 
«McGill a 17 lancers bloqués ou déviés devant le filet. Nous en avons 5. Ce n'est pas pour rien que c'est 1-0 dans la série. Il va falloir gagner nos batailles et avoir un niveau d'engagement supérieur», martèle le pilote des Patriotes, satisfait des rencontres qu'il a eues avec ses joueurs cette semaine.
Les Trifluviens pourront au moins s'inspirer du scénario qu'ils ont vécu en première ronde éliminatoire. Après un mauvais départ face aux Ravens de Carleton, ils étaient revenus de l'arrière pour remporter les deux rencontres suivantes. C'est du moins ce qu'espère le vétéran Tommy Giroux.
«Les Ravens étaient sortis très fort et, on ne se cachera pas, c'est aussi ce qui est arrivé (mercredi avec McGill). Nous sommes par la suite sortis très fort comme on est capable de le faire. On se doit de répéter. Ce n'est pas parce qu'on applique la même recette qu'on va gagner, mais on se donne des chances.»
Faisant face au précipice, les Patriotes devront rapidement faire tourner le vent. Il s'agit d'une lourde commande, puisque les Redmen ont subi une seule défaite lors de leurs 11 dernières sorties.
«On sait qu'on est capable de le faire. Il y a des gars ici qui ont beaucoup de millage et qui sont habitués de gagner des séries difficiles année après année. Ce n'est pas facile de nous affronter à la maison, donc dans notre tête, c'est sûr qu'on peut créer un troisième match à Montréal», maintient le défenseur Charles-David Beaudoin.
La planche de salut des Patriotes pourrait bien passer par la relance de leur jeu en avantage numérique, tout simplement anémique depuis le début des séries éliminatoires. Les Trifluviens n'ont converti qu'une seule de leurs 15 opportunités face aux Ravens et aux Redmen, bon pour un taux d'efficacité de 6,7 %. À vrai dire, les Patriotes ont marqué autant de buts qu'ils en ont encaissé sur le jeu de puissance. On est bien loin du 21,6 % qu'affichait l'équipe en saison régulière, quatrième à ce chapitre dans la Ligue de l'Ontario. Encore mercredi, les Trifluviens ont été blanchis en quatre opportunités.
«Ça fait deux années que nous avons des chiffres impressionnants en avantage numérique en saison et séries. Ce sont les mêmes joueurs. Mercredi, que ce soit à 5 contre 5, en avantage ou désavantage, nous n'avons pas exécuté et nous n'étions pas au niveau nécessaire, ensemble. C'était une partie ordinaire en équipe», souligne Hubert.
Les Montréalais représentent a priori la cible parfaite pour relancer l'avantage numérique, puisqu'ils ont terminé au premier rang du circuit ontarien pour le nombre de minutes de pénalité en saison régulière avec 619, 81 minutes de plus que Brock au deuxième échelon. Questionné à ce sujet mercredi, le pilote des Redmen Kelly Nobes est immédiatement venu à la défense de sa troupe.
«Oui, nous sommes les plus pénalisés, mais nous avons forcé le plus de pénalités contre aussi. Nous en avons 619, mais 710 contre. On écope de moins de punitions que l'adversaire. Qu'est-ce que ça veut dire? Je ne sais pas, on pourrait émettre des hypothèses, mais ce qui est clair, c'est que nous sommes plus souvent en avantage numérique que l'adversaire. Quand on regarde notre nombre de minutes de pénalité durant les trois ou quatre dernières semaines, nous avons énormément grandi dans ce département. Notre niveau de discipline est où il se doit d'être et je pense que ça s'est vu (mercredi) dans notre manière de jouer. Pour moi, la discipline n'est pas un problème.»
Sébastien Auger obtiendra sans surprise le départ pour les Patriotes. Chez les Redmen, la question reste en suspens. Depuis le début de la saison, le vétéran Jacob Gervais-Chouinard et la recrue Louis-Philip Guindon ont séparé le boulot à parts égales, et ce, même en première ronde des séries face à Laurentienne. Les deux portiers ont connu une fin de saison spectaculaire, conservant une moyenne d'efficacité de ,956 et ,949 respectivement. Guindon a obtenu le départ mercredi, et Nobes a préféré ne pas confirmer qui sera son partant au Colisée.