Alex Chiasson
Alex Chiasson

Les Oilers peuvent éliminer les Blackhawks, croit Chiasson

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Alex Chiasson est catégorique. Les Oilers d’Edmonton sont capables de rester vivants, vendredi, en remportant le match numéro quatre de leur série contre les Blackhawks de Chicago.

Les Oilers sont capables de forcer la tenue d’un match ultime, et ils sont capables de gagner ce match ultime, dit-il.

L’ailier québécois se sent même capable d’effectuer des comparaisons très surprenantes.

«J’ai appartenu à de très bonnes équipes, durant ma carrière. Je peux vous dire qu’il y a des similitudes entre les Oilers de 2020 et les Capitals de 2018.»

Chiasson, on vous le rappelle, portait le maillot rouge et bleu des Caps, au printemps 2018.

Au terme de ce printemps magique, il a participé à un grand défilé des champions dans la capitale américaine.

On a demandé à Chiasson de revenir sur cette déclaration, vers la fin de la conférence de presse par visioconférence des Oilers, jeudi après-midi.

«Enfin, ce que je voulais dire... J’ai appartenu à cinq différentes organisations depuis le début de ma carrière. J’ai participé aux séries à six occasions. À Washington, nous avons tout gagné. J’ai compris cette année-là que, pour gagner, il faut miser sur de très bons joueurs», a-t-il expliqué.

En 2018, les héros de Washington s’appelaient Kuznetsov, Backstrom, Oshie, Carlson et - bien entendu - Ovechkin. Ces cinq joueurs avaient connu des séries à tout casser.

À Edmonton, les joueurs de renom sont moins nombreux. 

Leon Draisaitl et Connor McDavid étaient les deux meilleurs marqueurs de la LNH, en mars, au moment de l’interruption des activités.

Connor McDavid

Ils ont poursuivi leur bon travail depuis le début des séries. À deux, ils ont marqué huit buts dans les trois premiers matches. Il faudra probablement que les joueurs de soutien contribuent davantage, dans les matches du week-end, pour étirer la saison.

«Tout au long de l’année, à Edmonton, nous avons misé sur deux gardiens qui ont joué de façon exceptionnelle pour nous autres. Ils nous ont donné une chance de gagner, chaque soir», a enchaîné Chiasson.

Il s’agit d’un autre point en commun entre les Oilers de 2020 et les Capitals de 2018, selon lui.

En 2018, à Washington, Braden Holtby avait alloué seulement 50 buts en 23 parties.

Depuis le début du tournoi estival, Mikko Koskinen a conservé un taux d’efficacité de 88,6 %. Son partenaire, Mike Smith, a été battu cinq fois en 26 minutes de jeu.

Mikko Koskinen

Chiasson, mine de rien, a disputé son 500e match dans la LNH, l’hiver dernier.

Il fêtera ses 30 ans en octobre, avant le début de la saison 2020-21 de la LNH.

Quand il portait les couleurs des Sénateurs d’Ottawa, au tout début de sa carrière, les journalistes appréciaient sa franchise.

Clairement, même s’il a déménagé à quelques occasions, il n’a pas perdu cette bonne habitude.

Un confrère lui a par exemple demandé si les Oilers s’estimaient malchanceux d’avoir perdu le match numéro trois de leur série, mercredi. Quelques bonds capricieux de la rondelle ont fait une différence dans cette rencontre.

«Ce sont des choses qui arrivent, dans un match de hockey», a-t-il répondu, avant de se mettre à parler de ce qui a vraiment causé la perte de son club.

«Je crois bien que nous avons eu au moins un joueur au banc des pénalités pendant 21 des 40 premières minutes de la rencontre. C’est difficile de gagner un match de séries, dans ces circonstances. Nous avons des spécialistes de l’attaque massive. Nous avons des joueurs qui travaillent davantage lors des infériorités numériques. Il est difficile de trouver un rythme collectif, quand on ne joue presque pas à cinq contre cinq.»

«On peut s’apitoyer sur notre sort et se dire que nous n’avons pas été chanceux. La vérité, c’est que nous n’avons pas été assez bons.»

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Tyler Ennis

SÉRIE TERMINÉE POUR ENNIS?

Les Oilers pouvaient compter sur un autre ancien ailier des Sénateurs, depuis le début des séries. Tyler Ennis, acquis à l’approche de la date limite des transactions, leur rendait de fiers services.

Mais les Oilers devront se débrouiller sans lui, à compter de vendredi.

Ennis était incapable de s’appuyer sur sa jambe droite, mercredi, quand il a quitté la patinoire de Rogers Place. Il a été victime d’une rude mise en échec de l’espoir de premier plan Kirby Dach.

«Enzo a été un très bon joueur, pour nous. Enzo est un joueur intelligent. Il va nous manquer. Cela dit, les journalistes nous disent depuis un certain temps que des joueurs veulent passer plus de temps sur la patinoire. Eh bien, voici leur chance», résume l’entraîneur-chef Dave Tippett.