Marie-Pier et Vincent Bastrash ont tous les deux remporté le championnat provincial de basketball, la première sur la scène universitaire, l'autre dans les rangs collégiaux.

Les nationaux, une histoire de famille

L'une disputera le tournoi le plus important de sa saison à Windsor, l'autre se produira au même moment à des milliers de kilomètres de là, en Colombie-Britannique, et avec le même objectif que sa soeur: gagner. Il n'y a pas à dire, les championnats canadiens scolaires de basketball, c'est une histoire de famille dans le camp des Bastrash!
Marie-Pier et Vincent n'auront pas la chance de s'encourager des gradins, mais ils se sont promis de célébrer la conquête ensemble, advenant la victoire de l'un ou de l'autre en fin de semaine.
La plus vieille défend les honneurs des Martlets de McGill pour une deuxième année de suite, tandis que le frangin évolue pour les Cheetahs du Collège Vanier. Répertoriés en tant que quatrièmes favoris sur huit formations participantes, les deux Trifluviens gardent espoir de remporter une deuxième bannière en quelques semaines.
«Ce serait incroyable!, s'exclame Vincent. J'y ai pensé, ça n'arrive pas souvent de voir deux membres de la même famille aux championnats canadiens. On a déjà gagné une médaille d'or pour les provinciaux et j'ai eu la chance de célébrer ça avec mes proches. J'avoue que c'est un bon feeling, j'aimerais revivre de telles émotions, même si mes parents ne pourront assister aux rencontres. Mais un de mes oncles sera présent, je n'ai pas tout perdu!»
Lesdits parents se dirigeront plutôt vers le sud de l'Ontario, où Marie-Pier et ses Martlets ont rendez-vous pour les nationaux universitaires. L'étudiante en médecine ne regrette pas d'avoir prolongé sa carrière d'une année. En compagnie de ses coéquipières, dont la Trifluvienne d'origine Gabriela Hébert, l'ancienne du Vert et Or a connu une campagne satisfaisante, en dépit de quelques blessures.
«Je me suis cassée le nez deux fois dans le dernier mois et demi. Je riais de ma soeur à qui c'était arrivé au secondaire, mais là, je comprends mieux sa situation! Il faut que je porte un masque, cela a un effet sur ma vision du jeu. Sauf que je ne manquerais pas le championnat pour rien au monde. On veut bâtir sur notre présence en demi-finale de l'an passé. En gagnant deux rencontres, on se qualifie pour la finale.»
Les Martlets entameront le tournoi à élimination directe vendredi, contre les Cascades de l'Université Fraser Valley, cinquièmes favorites. «Nous les avons battues en première ronde l'année passée. Même si les équipes du Québec sont toujours considérées un peu moins fortes que celles de l'ouest et de l'Ontario, nous sommes très confiantes.»
Les matchs des championnats universitaires et collégiaux étant disponibles sur le Web, Marie-Pier se promet de suivre le déroulement de parties impliquant son petit frère. Vincent et son ami Jean-Daniel Mathieu, un autre qui a joué pour le Séminaire Saint-Joseph pendant son secondaire, amorceront leur championnat aujourd'hui contre Holland College.