Mathieu St-Pierre s’envolera vers la Hongrie pour participer aux Championnats du monde de paracanoë, du 21 au 24 août.

Les Mondiaux de la détermination pour Mathieu St-Pierre

SHAWINIGAN — Quatre ans après avoir été victime d’un accident de travail en forêt, Mathieu St-Pierre est plus déterminé que jamais. Son travail acharné et sa persévérance lui ont valu une participation aux Championnats du monde de paracanoë qui auront lieu en Hongrie, du 21 au 24 août.

À peine quelques mois après avoir terminé huitième en Coupe du monde, en finale du VL2 200 m en Pologne, St-Pierre s’envolera maintenant pour la Hongrie pour y rencontrer un plus grand défi. Ces Championnats du monde pourraient même lui permettre de participer aux Jeux paralympiques de 2020, à Tokyo.

«Ce sont les qualifications pour les paralympiques de l’année prochaine. J’aimerais justement me classer, mais je vais y aller une chose à la fois. Mon été ne s’est pas passé comme je le voulais côté santé. D’une course à l’autre, ça peut changer. Je vais donner mon maximum et je vais tout faire pour me rendre au moins en finale et faire un top six ou top sept», a-t-il fait remarquer.

«Je vais tout donner pour essayer d’avoir ces deux secondes-là. Ça va passer ou ça va casser» - Mathieu St-Pierre.

Le para-athlète de Shawinigan sera de nouveau confronté à Roman Serebryakov (Russie), Jakub Tokarz (Pologne) et Igor Korobeynikov (Russie) qui avaient respectivement fait le podium en Coupe du Monde, en mai. Bien que St-Pierre avait conclu la finale en huitième position, il avait accusé un retard de seulement deux secondes derrière le champion avec un temps de 0:56.318.

«Revenir avec une médaille, je ne sais pas! En Coupe du monde en mai, il y avait deux Russes et un Polonais qui ont fait des temps incroyables et qui ont terminé dans les trois premiers. J’ai deux secondes à rattraper, je vais tout donner pour essayer d’avoir ces deux secondes-là. Ça va passer ou ça va casser», a-t-il admis.

Bien que le bassin d’athlètes soit plus petit pour ceux qui pratiquent le paracanoë que ceux qui pratiquent le canoë-kayak régulier, St-Pierre est conscient du défi qui l’attend. «Au début, je ne me rendais pas compte [de l’envergure de la compétition]. Je me disais qu’on était juste deux ou trois à en faire, mais quand tu arrives aux Mondiaux, je me suis aperçu que les gars sont des machines. Ils sont durs à battre», a-t-il lancé.

D’ailleurs, le Shawiniganais tient à connaître une solide performance en Hongrie, ce qui serait sa façon de remercier ses proches qui l’aident quotidiennement dans son cheminement d’athlète. «Sur 200 m, je pense que c’est gros, surtout de représenter Shawinigan. Je représente le club [de canotage de Shawinigan], mes amis, ma famille, tous ceux qui font des sacrifices pour moi tous les jours. Avec les sacrifices qu’ils font, je veux les remercier avec une performance qu’ils méritent», s’est-il confié.

Comme quoi rien n’arrête les athlètes qui sont prêts à tout donner pour leur sport.