Les Diablos joueront devant des gradins vides cet automne lors de leurs parties locales.
Les Diablos joueront devant des gradins vides cet automne lors de leurs parties locales.

Les matchs des Diablos seront à huis clos

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les joueurs des Diablos se réjouiront de savoir que leur cégep va de l’avant avec la saison d’automne au football collégial. Les parents et amis, eux, seront déçus d’apprendre qu’ils ne pourront les encourager des estrades du Stade Diablos.

Le Cégep de Trois-Rivières a décidé que les parties locales de son équipe se tiendraient sans spectateurs. «Notre priorité, c’est que nos joueuses et nos joueurs puissent pratiquer leur sport», explique la coordonnatrice à la vie étudiante et communautaire, Isabelle Philibert.

«Depuis le début, on se voit capable d’offrir un environnement de jeu sécuritaire. Nos étudiants s’entraînent depuis quelques semaines, mais pour gérer les foules, c’est une autre histoire. On verra comment les choses évoluent. En ce moment, pour avoir discuté avec les autres cégeps, je dirais que c’est 50-50. Certains permettront l’accès à 250 personnes, d’autres choisissent de fermer les gradins, comme nous.»

Les Diablos travaillent à instaurer un système de webdiffusion qui permettrait aux nombreux partisans de continuer à suivre la formation de football. Sur la scène collégiale au Québec, les Trifluviens se situent avantageusement en ce qui a trait à la présence d’amateurs dans les estrades. Qui sait, le modèle pourrait être dupliqué à d’autres disciplines sportives représentées au cégep.

«On pense entre autres à notre équipe de soccer masculin, qui fait son entrée en division 1.»

Le RSEQ complétera les calendriers de ses sports d’automne dans les prochains jours. On s’attend à ce que les saisons se mettent en branle d’ici la fin du mois.

Oui au Laflèche et à Shawinigan

Le Cégep de Trois-Rivières n’est pas le seul à entrer dans la danse des sports collégiaux pour l’automne. Le Collège Laflèche ainsi que le Cégep de Shawinigan confirment eux aussi leur participation aux activités.

Au Laflèche, les Dragons seront prêts à sauter sur le terrain en flag football de même qu’en hockey masculin, quand la situation le permettra. «On attend, comme plusieurs autres, la phase 6 du retour au jeu de Hockey Québec», précise la directrice des affaires étudiantes, Geneviève Dallaire.

Même son de cloche du côté de Shawinigan, où le responsable des sports chez les Électriks, Vincent Clermont, ignore toujours si les spectateurs seront ou non admis.

«Nous avons brièvement abordé la question avec nos patrons, mais on ne sait pas encore quelle voie nous emprunterons. L’important, pour le moment, c’est de confirmer le retour à la compétition pour plusieurs de nos sports.»

Les sports d’automne identifiés par le RSEQ pour la reprise sur la scène collégiale impliquent notamment le soccer, le football, le golf, le flag football, le cross-country et la crosse au champ.

Un flou persiste pour le rugby, dont le protocole de la fédération se situe à la phase 4 (introduction de contacts brefs à l’entraînement). Les règles de ce sport pourraient donc être adaptées, advenant un retour au jeu cet automne.

D’autres disciplines, tôt ou tard, devront également être fixées. C’est le cas du hockey et du basketball. «Le basket, ça traîne un peu de la patte», concède Vincent Clermont. «Il n’y a pas encore d’autorisation pour du jeu à 5 contre 5.» En effet, pour le moment, le jeu autorisé se limite à du 3 contre 3.

De toute façon, les collèges et les cégeps concentrent leurs efforts actuels dans la gestion des sports d’automne.

Deux cas de COVID-19 chez des footballeurs des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal rappellent d’ailleurs à toute la communauté du sport étudiant que la victoire est loin d’être acquise et que ce retour au jeu reste fragile.

«On espère que ça va bien se passer. Disons que ce n’était pas la nouvelle qu’on voulait voir à ce stade-ci», convient Vincent Clermont.