Malgré un parcours écourté en éliminatoires, les Cowboys de Dallas font partie des coups de coeur de la saison 2016 dans la NFL.

Les hauts et les bas d'une saison terne

CHRONIQUE // Même si la saison 2016 a manqué de saveur, notamment avec plusieurs matchs éliminatoires à sens unique, plusieurs joueurs et organisations ont néanmoins retenu l'attention aux quatre coins du circuit Goodell. Alors que le Pro Bowl bat son plein ce week-end, voici les 10 éléments qui méritent une mention dans le survol de la dernière campagne.
Le tacticien Belichick
Encore une fois, Bill Belichick a prouvé qu'il était un maître dans la préparation de son équipe. Privé de Tom Brady pour les quatre premiers matchs de la saison - suspendu pour le Deflategate - et aussi amputé du redoutable Rob Gronkowski pendant la majeure partie de la saison, le maître-d'oeuvre des Patriots a néanmoins réussi à guider son équipe au meilleur rendement de la NFL avec 14 victoires contre deux défaites.
En éliminatoires, le duo Belichick-Brady a poursuivi son rythme infernal, écartant facilement les Texans de Houston et les Steelers de Pittsburgh, en route vers une septième participation au Super Bowl depuis 2001.
Matt Ryan, l'excellence et l'anonymat
Loin des projecteurs, et surtout loin des discussions entourant les prétendants au trophée Vince-Lombardi, les Falcons d'Atlanta ont connu une brillante saison. Le groupe mené par Matt Ryan a dominé la NFL au chapitre des points marqués. Son duo avec Julio Jones a continué de faire la pluie et le beau temps au Georgia Dome. Un titre de joueur le plus utile est à la portée de Ryan qui pourrait du même coup sortir de l'anonymat d'Atlanta.
Rodgers met tout sur la table
En novembre, Aaron Rodgers et les Packers nageaient en plein tourbillon, coincés au fond de leur section avec une fiche de 4-6. Les partisans réclamaient que des têtes roulent, mais le quart-arrière a décidé de prendre les choses en main en déclarant qu'il était encore possible d'atteindre les éliminatoires. Rodgers a alors amorcé une irrésistible poussée de six victoires pour conclure la saison au sommet de la section, avant d'ajouter deux autres bijoux en éliminatoires. Malgré un match atroce en finale d'Association, les Packers représentent une des belles histoires de l'année.
Un vent de fraîcheur souffle à Dallas
Assurément le coup de coeur de l'année, la renaissance des Cowboys de Dallas, grâce à l'émergence de vertes recrues, Dak Prescott et Ezekiel Elliott. Semaine après semaine, les deux complices ont émerveillé la NFL avec l'efficacité d'un métronome, en route vers un excellent dossier de 13-3.
Les Cowboys ont connu une fin de parcours abrupte en éliminatoires, victimes d'un autre coup d'éclat d'Aaron Rodgers et les Packers de Green Bay. La route s'est arrêtée à court pour les Boys de Jerry Jones, mais leur avenir apparaît brillant.
Descente aux enfers
Le lendemain de veille n'a pas été facile pour les deux finalistes du dernier Super Bowl. Les Panthers de la Caroline et Cam «Superman» Newton sont redevenus humains. Méconnaissables à vrai dire. On a rapidement compris que le style flamboyant du meneur de jeu offensif des Panthers était risqué et pourrait bien réduire la durée de sa carrière. Newton a été frappé souvent, et durement, alors que les pénalités se faisaient rares pour ses assaillants. Au même moment, le départ de Josh Norman a semblé laisser un trou béant en défensive.
Pendant ce temps, les Broncos de Denver ont aussi connu des ennuis après leur titre de la saison précédente. Peyton Manning n'était peut-être plus l'ombre de lui-même à la barre de l'offensive, mais il était encore capable de mener l'équipe à bon port. La relève a peiné à prendre le relais avec succès et, dans une division aussi relevée, les Broncos n'ont pu se qualifier pour les éliminatoires.
Brees, ce talent gaspillé
Seul quart à avoir atteint le plateau des 5000 verges, Drew Brees a réussi 37 touchés (3e dans la NFL) en plus de compléter 70 % de ses passes (2e dans la NFL). Cependant, la défensive médiocre des Saints a mené l'équipe à un rendement de 7-9. Il est grand temps d'offrir un meilleur soutien à l'un des quarts-arrière les plus explosifs de la NFL, avant que l'âge ne le rattrape. Avec une défensive à la hauteur, Brees a tout le potentiel d'ajouter un deuxième Super Bowl à son palmarès.
Les babines de Rex Ryan
L'ère Ryan est terminée à Buffalo. Le passage de Rex - et son frère Rob - aura fait couler beaucoup d'encre, sans pour autant livrer les résultats espérés. Après deux saisons en demi-teintes, les Ryan ont été remerciés et les Bills attendent toujours de retourner dans le tableau éliminatoire. Leur disette dure depuis 1999.
Chip Kelly le destructeur
Après avoir massacré les Eagles de Philadelphie, Chip Kelly a fait sombrer les 49ers de San Francisco... qui étaient déjà sur la mauvaise voie depuis un an. À qui l'ancien de l'Université de l'Oregon s'attaquera-t-il maintenant? Ça pourrait prendre quelques années avant que le téléphone sonne à nouveau pour un poste en chef dans la NFL.
Les Bruns au fond du baril
Encore une saison de misère en Ohio. Les Browns ont réussi à éviter l'humiliation d'une saison sans victoire, en gagnant leur 15e match de l'année. L'arrivée de Robert Griffin III, un autre sauveur, n'a rien changé pour cette organisation embourbée dans la médiocrité depuis 1999. Nouvelle lueur d'espoir à l'horizon, avec Deshaun Watson, brillant quart de Clemson qui vient de remporter le championnat national universitaire. Réussira-t-il où tous ses prédécesseurs ont échoué?
La chaise musicale
Le jeu de chaise musicale se poursuit dans le circuit Goodell. Après les Rams qui ont quitté St. Louis vers Los Angeles, les Chargers de San Diego les ont imités en déménageant dans la Cité des Anges. En parallèle, les Raiders d'Oakland ont les yeux tournés vers Las Vegas, où ils espèrent élire domicile prochainement. Décidément, ça bouge pas mal plus rapidement dans la NFL que dans les autres circuits sportifs professionnels d'Amérique du Nord. Gary Bettman est-il à l'écoute?