Jon Mirasty est une figure très connue dans l'univers du hockey senior.

Les Draveurs sortent Mirasty de la retraite!

Les irréductibles partisans du hockey de la LNAH en Mauricie ont dû se réjouir de la besogne abattue par les Draveurs de Trois-Rivières, cette fin de semaine dans le cadre des deux repêchages qui se tenaient à Sorel.
Avant même le début des deux encans, l'équipe du propriétaire Étienne Boileau a annoncé avoir acquis les services de Jon Mirasty, l'une des figures emblématiques des meilleures années du hockey senior québécois. À la retraite depuis deux ans, l'homme fort de la Saskatchewan a accepté de revenir au jeu, se rendant disponible trois semaines sur quatre à partir du début de la saison régulière. En 134 parties dans la LNAH, Mirasty, âgé maintenant de 35 ans, a amassé 27 points mais il a surtout écoulé 1066 minutes de punitions au cachot avec le Mission de Sorel-Tracy (2004-05, 2005-06 et 2006-07) et aussi les Éperviers de Sorel-Tracy (2013-14 et 2014-15). Pour obtenir ses services, le responsable des opérations hockey des Draveurs Danick Lessard a dû céder une compensation future. 
«Jon est très emballé à l'idée de nous aider à relever la concession de Trois-Rivières. Son retour est une bonne nouvelle pour nous, mais aussi pour toute la ligue car il est une véritable attraction», souligne Lessard, convaincu qu'un gars de sa trempe a encore sa place dans le circuit présidé par Richard Martel. «Il y a encore des gars dans la ligue qui peut lui faire face. Mais Jon est plus qu'un bagarreur, il peut aussi aider sur la glace. Il a joué dans la LAH, dans la KHL. Il est encore en bonne forme. Il n'aura pas toujours besoin de se battre pour amener une présence.»
Lessard ne s'est pas arrêté là. Il a par la suite cédé le tout premier choix du repêchage de dissolution des Prédateurs de Laval à la concession de Saint-Georges-de-Beauce, afin de mettre la main sur un choix de première ronde au repêchage universel - devenu François-Pierre Guénette - en plus d'obtenir les droits de l'ex-Cataractes Mason Gray. Ce tout premier choix est devenu le gardien Adam Russo, que bien des gens voyaient dans l'uniforme des Draveurs. Lessard et ses lieutenants ont préféré garder Marco Cousineau, s'assurant toutefois de le mettre sous contrat avant de procéder à cette transaction avec Saint-Georges. «Il y a deux ans, Cousineau a tout raflé les honneurs individuels dans la ligue. C'est vrai qu'il a connu une moins bonne saison l'an dernier, mais il y a eu des changements dans sa vie comme la naissance d'un bébé. Nous sommes très confiants de le voir rebondir. Dans cette équation, il ne faut pas oublier que Russo retournera sur la liste de Laval l'an prochain... Donc en priorisant Cousineau, qui peut être avec nous à long terme, on obtient Gray, un gars qui amène une belle présence physique et qui s'en vient s'établir à Trois-Rivières. On obtient aussi Guénette, un joueur qui évoluait en Europe depuis plusieurs saisons et qui était dans la mire d'autres clubs. Guénette nous a assurés de sa présence à notre camp.»
À moins d'une surprise, ce devrait être la seule prise de l'encan universel - piloté par le dépisteur Marc Bonin - à défendre le maillot des Draveurs l'an prochain. Huit autres joueurs ont été réclamés dont les Trifluviens Pierre-Olivier Morin et Louis-Marc Aubry, mais ils ne devraient pas sortir de la liste de protection à court terme. «On avait moins de choix que les autres équipes en raison de transactions antérieures. On a quand même mis en banque de bons joueurs. On va travailler d'une façon différente l'an prochain», promet Lessard. 
Ce dernier devrait toutefois avoir quand même le luxe de choisir les joueurs avec qui il ira à la guerre en 2017-18. Le repêchage de dissolution des Prédateurs engorge les effectifs de chacune des équipes. De Laval, les Draveurs ont notamment récupéré Nicolas Dumoulin, Francis Desrosiers et Jonathan Oligny. «Dumoulin a connu ses meilleures années à Trois-Rivières et son retour enchante Pierre-Olivier Beaulieu, qui a repris goût au hockey. Desrosiers est un jeune joueur en pleine progression, nous sommes très heureux de son arrivée chez nous. Quant à Oligny, c'est le genre de gars qui prend soin de ses coéquipiers. Ça en prend dans une famille. Bien sûr, ces additions viennent compliquer nos décisions, mais ce n'est pas une mauvaise affaire. J'ai vécu l'inverse l'an passé à Laval, c'était pas mal moins intéressant comme scénario. Une bagarre interne, ça rend toujours service à l'équipe», conclut Lessard.