Les Cataractes commenceront leur saison samedi, à Rouyn-Noranda, contre les Huskies, cette même équipe qui avait eu du fil à retordre face à une jeune équipe de Shawinigan au printemps dernier.

Les Cataractes sont gonflés à bloc

Shawinigan — Fraîchement revenus de leur premier camp professionnel, Valentin Nussbaumer et Marc-Antoine Pépin souhaitent mettre cette galvanisante expérience au service des Cataractes, qui amorcent leur saison ce week-end.

Nussbaumer, choix de septième tour des Coyotes, est gonflé à bloc par ce premier contact avec les pros. «Ça s’est très bien passé. Je sens que j’ai gagné la confiance des entraîneurs. J’étais rempli d’énergie, et je n’ai eu que des retours positifs lorsqu’on m’a renvoyé chez les juniors. J’ai travaillé fort cet été pour me préparer, et j’ai vu la différence», explique le Suisse de 19 ans, qui est un nouvel adepte du crossfit.

«Je n’avais jamais fait ça avant. C’est un entraînement bien différent, plus difficile. Chaque matin, je souffrais! Mais je suis revenu un peu plus lourd, et certainement plus fort physiquement. Je sens la différence.»

La première saison de Nussbaumer en Amérique du Nord n’a pas été pleinement à la hauteur des attentes. Résultat, il a chuté dans le cahier de notes des dépisteurs, lui qui était présenté à pareille date l’an dernier comme un potentiel choix de premier tour. Le sympathique attaquant se sent mieux outillé pour corriger le tir dans les prochains mois. À l’image des jeunes Cataractes, qui ont faim.

«Je sais plus à quoi m’attendre cette année. Il y a eu beaucoup de changements à assimiler l’an passé. C’est derrière moi, je peux me concentrer uniquement sur mon jeu. C’est très excitant autour de l’équipe en ce moment. Accueillir un joueur aussi complet que Vasily (Ponomarev), ça donne confiance. Je pense que nous serons en mesure d’afficher une belle progression.»

Marc-Antoine Pépin est d’accord. Celui qui a participé au camp des Maple Leafs de Toronto ne cache pas sa fébrilité. «C’est loin, et il faut se concentrer sur le présent, mais je nous vois facilement gagner la première ronde des séries le printemps prochain et peut-être mêler les cartes par la suite. On a bien fini l’an passé. On revient tous avec une année d’expérience de plus. On peut être confiants», lance le grand défenseur de 18 ans, pour qui la chimie d’équipe sera une clé.

«Et ça va bien de ce côté depuis le début du camp. Vétérans et recrues se mélangent bien. Faut dire que les vétérans, ici, étaient des recrues il y a quelques mois à peine. Ça aide, je pense, à faire le trait d’union.»

Pépin fait partie de ceux qui en ont fait du chemin en un an. Il est arrivé dans l’entourage de l’équipe aux Fêtes, après un détour dans la Ligue collégiale. Graduellement, il a augmenté ses responsabilités, au point d’être remarqué par les Maple Leafs.

Du camp de développement estival, il a gagné sa place pour le camp des recrues, puis il a encore une fois impressionné au point de se joindre aux rocks stars de Mike Babcock pour quelques jours. «C’est sûr que c’était spécial. Au début, tu te surprends à figer un peu, mais tu dois rapidement retrouver ta concentration, car ça vient vite. Affronter des gars comme Matthews, Nylander et Barrie, c’est très stimulant!»

Pépin est un peu sur un nuage, mais il promet de revenir sur Terre avant la première mise en jeu samedi. «C’est bon d’être confiant, mais pas trop! Je ne dois pas me mettre trop de pression, simplement jouer mon match. J’ai amélioré ma vitesse cet été, particulièrement mes départs. J’ai hâte que ça commence!»

Le mot de la fin appartient à Mavrik Bourque, qui a lui aussi bien hâte de pouvoir sortir des blocs samedi à Rouyn-Noranda. «C’est l’fun de recommencer où ça s’est terminé, avec les compteurs à zéro. Le camp a été long, très long, il est plus que temps de jouer des matchs qui comptent», souligne l’ex-Estacades. «Pour connaître du succès cette année, on se doit d’avoir une belle chimie et de se serrer les coudes les uns pour les autres», prévient-il.