Le Drakkar de Baie-Comeau l'a emporté 11-3 sur les Cataractes, lundi.

Les Cataractes rossés 11-3 par le Drakkar

Shawinigan — Le dernier match de l’année a été à l’image des 12 derniers mois pour les Cataractes : décevant. Devant un peu moins de 3200 amateurs réunis au centre Gervais Auto, les équipiers de Daniel Renaud ont servi d’amuse-gueule au Drakkar avant le réveillon, la troupe de Martin Bernard signant un gain de 11-3.

Le suspense n’aura pas tenu une période. Le Drakkar est arrivé le couteau entre les dents et ils ont bombardé leur ancien gardien Justin Blanchette de 25 tirs cadrés en première, se forgeant une avance de 3-0. Ce dernier a été envoyé aux douches à la 33e minute, après avoir accordé un cinquième but et montré des signes de frustration. Venu en relève, Antoine Coulombe a été battu quatre fois en autant de tirs en l’espace de cinq minutes, une séquence qui a transformé le match en séance d’entraînement et obligé Blanchette à revenir devant le filet. Les Cataractes ont quand même marqué deux buts – l’œuvre de Mavrik Bourque et Jérémy Manseau – en deuxième mais la récolte de neuf du Drakkar après 40 minutes ne laissait aucun doute sur l’identité de l’équipe qui repartirait avec les deux points à l’enjeu.

En troisième, le Drakkar a empilé deux autres buts, pendant que Max-Antoine Mélançon assurait la réplique.  C’était la première fois depuis 1993 que les Cataractes accordaient plus de 10 buts à domicile. «Il faut que tout le monde soit meilleur», martelait Daniel Renaud au terme du match. Les gars ont quand même démontré du caractère, ils ont continué à bloquer des lancers et à frapper jusqu’en fin de match. Mais ce n’était pas notre soirée. Le Drakkar fait partie du top 6 de la ligue et cette année, ce top 6 est extrêmement puissant. On a du mal à compétitionner face à ce top 6», reconnaissait Renaud.

Dans l’autre camp, Martin Bernard avait des fleurs pour ses hommes, qui ont totalisé 58 tirs, quatre de moins que le record de la concession. «Je leur lève mon chapeau. Ils ont joué du début à la fin de la même façon. Nos gars ont du plaisir ensemble, ça paraît», illustrait Bernard, qui s’est mordu les lèvres quand on lui a demandé si ses joueurs avaient voulu se payer la traite face à Blanchette, qui a quitté lui-même le navire. «Ils ont été déçus par son comportement. C’est lui qui ne voulait plus jouer à Baie-Comeau…»