Isaac Ménard
Isaac Ménard

Les Cataractes ont convaincu Ménard

Shawinigan — L’intuition de Martin Mondou envers ses chances de convaincre Isaac Ménard de jouer à Shawinigan au cours des prochaines années était bonne.

Lundi après-midi, en point de presse, le directeur-gérant des Cataractes a officialisé l’arrivée dans la grande famille de la plus vieille concession de la LHJMQ du Trifluvien de 16 ans, qui a été choisi au 3e tour du repêchage des joueurs midgets le week-end dernier.

L’habile petit défenseur des Estacades midget AAA était identifié par la Centrale du soutien au recrutement comme un choix de fin de deuxième tour. Chez les Cataractes, comme chez d’autres équipes du circuit, sa note finale le classait plutôt dans la deuxième portion de la première ronde. Si Ménard a glissé jusqu’au troisième tour, c’est parce qu’il avait avisé tous les clubs du peloton qu’il s’enlignait vers les États-Unis.

Une fois repêché par la concession shawiniganaise par contre, Ménard était moins tranchant. Quelques heures après sa sélection, il se disait prêt à se laisser courtiser par les Cataractes, l’équipe junior de sa région qui amorce une phase de performance. Une dizaine de jours plus tard, le dossier était réglé et le jeune homme a été présenté aux médias au Centre Gervais Auto, un traitement royal qui confirme le degré d’intérêt que Mondou et son équipe de recruteurs avaient pour lui. 

«Dès notre première rencontre, je me suis senti très désiré par les Cataractes. Pour moi, ce qui est le plus important, c’est mon développement, et les Cataractes m’ont prouvé qu’ils constituaient la meilleure option», indiquait Ménard, qui a senti un déclic quand il a enfilé le gilet après avoir été repêché samedi dernier. «C’est l’équipe de ma région. J’ai tout de suite ressenti un sentiment d’appartenance. Les discussions ont été rapides mais ça confirme qu’on s’en va dans la même direction.»

Lundi après-midi, en point de presse, le directeur-gérant des Cataractes Martin Mondou a officialisé l’arrivée d'Isaac Ménard dans la grande famille de la plus vieille concession de la LHJMQ.

La COVID-19 et les tensions raciales aux États-Unis ont aussi pesé dans la balance lors des discussions familiales. «C’est sûr que tu regardes ce qui se passe, et qu’il y a un impact dans la réflexion. C’était mon plan A, les États-Unis. Si j’y renonce, c’est parce que la situation est idéale pour moi à Shawinigan.»

Voilà qui résonne comme de la musique aux oreilles de Mondou, qui croit Ménard prêt pour graduer junior l’an prochain. «Il a connu une très bonne fin de saison, puis d’excellentes séries. C’est un défenseur qui amène de l’offensive, qui cadre exactement dans nos besoins. Sa décision arrive rapidement et c’est tant mieux, il pourra concentrer toutes ses énergies à sa préparation pour le camp», indique le directeur-gérant, pas étonné d’avoir pu le faire changer d’idée en un peu plus d’une semaine. «Avec la COVID-19 et le tumulte aux États-Unis en ce moment, il y a bien des joueurs de hockey qui changent leurs plans. Je pense que c’est un réflexe normal, comme famille, de ne pas être parfaitement à l’aise d’envoyer un adolescent de l’autre côté à court terme…»

Mondou a trois autres dossiers du genre sur sa planche à dessin. Pour Dovar Tinling, il semble y avoir peu d’espoir à court terme puisque l’explosif attaquant lui a fait savoir il y a quelques semaines qu’il voulait jouer avec son frère à l’Université du Vermont. En revanche, il espère toujours de bonnes nouvelles en ce qui concerne Michael Mastrodomenico, premier choix de l’équipe au dernier repêchage, et Thomas Pichette, natif de Maskinongé.

«Dans le cas de Michael, le processus suit son cours et la communication est très bonne. Nous sommes en train de démontrer à la famille l’encadrement dont il pourra bénéficier chez nous. Au hockey, comme au plan académique avec le Shawinigan High School qui est en face de l’aréna! On ne met aucune pression, on laisse la famille cheminer là-dedans. Pour ce qui est de Thomas, la discussion est moins active. La famille connaît notre intérêt pour lui, ils savent que nous croyons que c’était l’un des meilleurs joueurs repêchés ayant évolué dans le midget AAA l’an dernier. Si Thomas choisit les États-Unis, ce ne sera pas parce qu’il doutait qu’on désirait vraiment qu’il évolue chez nous.»