Le Phoenix a bien travaillé autour de son gardien.

Les Cataractes échappent une belle occasion face au Phoenix

Shawinigan — À leur dernier match avant la pause de Noël, les Cataractes ont raté une belle occasion de se payer la meilleure équipe au Canada. Même s’il était privé d’une bonne demi-douzaine de joueurs réguliers dont sa grande vedette Samuel Poulin, le Phoenix de Sherbrooke s’est quand même imposé 3-2 samedi après-midi devant plus de 2600 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

C’est un filet de Benjamin Tardif, réussi en fin de troisième période, qui a procuré les deux point à l’enjeu à la bande de Stéphane Julien. Les Cataractes venaient alors de créer l’égalité 2-2 grâce à un tir voilé de Leon Denny. Une mise en jeu perdue en territoire défensif a toutefois mené à un lancer de la pointe dévié par Tardif, une scène qui est devenue celle qui a départagé les deux clubs.

«C’est un miracle sur la glace. Après deux minutes en première, nous avions deux autres blessés en plus, ce qui nous a forcés à jouer à trois trios. Chapeau à nos joueurs, ils ont montré beaucoup de caractère. On a réussi à garder les Bourque et Bourgault en périphérie, et nous avons bloqué beaucoup de lancers. C’est très satisfaisant comme effort», soulignait Julien.


«Malgré leurs absents, le Phoenix a montré pourquoi c’était l’équipe numéro un. Les joueurs l’autre côté ont fermé le jeu, fait beaucoup de petits détails. On n’a pas offert une vilaine performance, on a dominé 23-13 dans les chances de marquer. Mais j’aurais aimé voir un peu plus d’émotions par moment», racontait pour sa part Daniel Renaud, en notant les difficultés de ses unités spéciales. «Tu es -1 sur les unités spéciales dans une défaite par un but, c’est facile de mettre le doigt dessus. Le gardien du Phoenix a fait du bon boulot, beaucoup de nos lancers ont été bloqués…»


À son retour au jeu après une longue suspension, Mikaël Robidoux a fait sentir sa présence. Il a servi quelques bons coups d’épaule, il a forcé le Phoenix à écoper de deux pénalités. «Je me sentais bien. Je sais bien que je dois faire attention, mais je ne dois pas changer mon style. J’avais fait cette erreur à ma dernière suspension, j’ai corrigé le tir cette fois. C’est de cette façon que je dois jouer pour aider mon équipe», racontait le vétéran de 20 ans, qui invite ses coéquipiers à bien se servir de la pause de deux semaines pour faire le plein d’énergie. «Il y a du gros hockey qui s’en vient après les Fêtes. Je sais que des clubs vont s’améliorer, mais je crois qu’on peut accomplir de grandes choses ensembles. Il s’agit de revenir dans le bon état d’esprit.»