Malgré une excellente saison, les Cascades ne sont pas satisfaits de la façon dont celle-ci se termine.

Les Cascades échappent le match ultime

SHAWINIGAN — Les Cascades de Shawinigan n’ont pas été en mesure de venir à bout des Blue Sox de Thetford Mines, mardi soir, dans le septième et ultime match de la finale de la Ligue de baseball majeur du Québec. Ils ont été vaincus 4-3 sur leur terrain, permettant ainsi au Blue Sox de remporter leur septième championnat en huit ans.

Visiblement déçu, l’entraîneur et lanceur partant des Shawiniganais, Matthew Rusch, a tenu à souligner le travail acharné de ses joueurs tout au long de la saison.

«Ce fut un marathon cet été et les gars n’ont jamais lâché. La série finale a été bizarre avec toutes les victoires sur le terrain adverse», a-t-il confié alors que les joueurs des Blue Sox célébraient leur victoire.

Il a également tenu à souligner le travail des Blue Sox, qui forment une très bonne équipe selon lui. Il a notamment eu de bons mots pour son vis-à-vis de mardi soir, Michel Simard. Les deux artilleurs se connaissaient depuis un bon moment, ayant tous les deux joué dans la Ligue Can-Am.

«Tant qu’à perdre contre quelqu’un, j’aime autant que ce soit contre Michel. C’est vraiment un bon gars», a-t-il poursuivi.

Malgré la défaite des siens, Matthew Rusch a été désigné joueur par excellence des séries éliminatoires, au cours desquelles il a réécrit le livre des records de la ligue chez les lanceurs. Il détient dorénavant la marque pour le plus grand nombre de victoires avec neuf.

Matthew Rusch aura connu des séries sensationnelles. La LBMQ lui a attribué le titre de joueur par excellence des éliminatoires.

«Je suis fier de ce trophée, mais ce n’est pas celui que je voulais», a-t-il laissé tomber sèchement.

Les Cascades n’avaient pourtant pas mis de temps à s’inscrire à la marque. Après que Matthew Rusch eut retiré dans l’ordre les trois premiers frappeurs qu’il a affrontés, ses coéquipiers ont marqué deux points dès leur premier tour au bâton.

Après un début de deuxième manche sans histoire également signé Rusch, les Cascades ont manqué d’opportunisme en laissant trois hommes sur les coussins en fin de deuxième. Les Blue Sox ont quant à eux capitalisé sur leurs chances en marquant quatre points dès le début de la troisième, dont trois à l’aide d’un circuit de Jérôme Duchesneau alors qu’il n’y avait qu’un retrait.

Après avoir donné quelques coups sûrs et buts sur balles sans conséquence, Matthew Rusch a réussi à stopper l’hémorragie. Mais cette manche a tout de même semblé hypothéquer le bras droit déjà très fatigué du joueur-entraîneur, qui a été le lanceur dans trois autres matchs de la série.

Visiblement en mission, le lanceur étoile s’est ressaisi par la suite et a freiné les élans des frappeurs adverses dans les manches qui ont suivi. Il a également été appuyé par sa défensive à quelques reprises. Le voltigeur de gauche a notamment volé un coup sûr de plus d’un but grâce un attrapé spectaculaire en fin de cinquième.

La fatigue a un peu repris le dessus sur la détermination de Rusch en début de sixième alors qu’il a perdu le marbre à quelques reprises et a atteint deux frappeurs. Il a tout de même réussi à se sortir d’impasse en n’accordant aucun point.

Inspirés par la tenue de leur leader, les frappeurs des Cascades ont été menaçants dès leur retour au bâton en remplissant les coussins alors qu’il n’y avait aucun retrait. Mais cette poussée offensive prometteuse s’est limitée à un seul point pour les locaux, qui tiraient donc encore de l’arrière au début de la dernière manche.

Leurs adversaires les ont imités lors de la ronde suivante en laissant eux aussi trois coureurs sur les sentiers sans marquer de point.

Les Cascades n’ont cependant pas été en mesure de créer l’égalité en fin de septième manche et ont dû s’avouer vaincus.

Un happening réussi

Contrairement au troisième match mercredi, Dame Nature a fait preuve de coopération pour cette ultime rencontre. Près de 900 spectateurs étaient entassés dans les estrades et debout autour du terrain principal du parc Optimiste du secteur Shawinigan-Sud. Selon les dirigeants des Cascades, il s’agit de la plus grosse foule de l’histoire de la franchise. De l’arrivée de Rusch sur le monticule au dernier retrait, la foule a été très présente et a encouragé chaleureusement ses préférés. Certains d’entre eux ont d’ailleurs passé une bonne partie de la soirée à tenter de déconcentrer les visiteurs. Leur comportement a nécessité une surveillance accrue.

Présents pour cette rencontre fatidique, les dirigeants de la ligue étaient très heureux de constater l’engouement pour ce match.

«C’est merveilleux, on ne pouvait pas s’attendre à mieux. C’est la deuxième plus grosse foule de l’histoire de la ligue en séries. Il y avait eu 1300 spectateurs lors du septième match de la finale à Acton Vale en 2017. Mais il faisait 23 degrés et c’était un dimanche après-midi», raconte le président, Daniel Bélisle.

Thetford Mines a célébré son championnat.

Les Cascades ont d’ailleurs été nommés organisation de l’année par l’état-major de la ligue, et ce, pour une deuxième fois depuis leur fondation il y a cinq ans.

Même s’il devait présider la séance ordinaire du conseil municipal plus tôt en soirée, le maire de Shawinigan, Michel Angers, est arrivé au parc Optimiste en fin de quatrième manche. Amateur de baseball, il a suivi attentivement la fin de la rencontre en compagnie des journalistes et du relationniste de la ligue, de la galerie de presse.