Pierre-Luc Laforest s'est réjoui des succès offensifs de quelques vétérans lors du dernier séjour des Aigles aux États-Unis, notamment ceux de Drew Miller.

Les Capitales dans la mire

Dans les faits, Capitales et Aigles caressent les mêmes objectifs: rétrécir l'écart qui les sépare des Jackals et des Boulders et, du coup, d'une participation aux séries. En réalité, la formation de Québec est probablement la seule qui peut encore espérer remonter la pente au cours du prochain mois dans la Ligue Can-Am. Chose certaine, aucun des deux clubs ne voudra distribuer les cadeaux lors de cette série de quatre matchs qui s'amorce mercredi soir, au stade Fernand-Bédard.
Du côté des locaux, disons que les partisans ont vécu leur part de déceptions depuis le lancement des hostilités en mai. Aussi étonnant que cela puisse paraître, on attend toujours la première séquence victorieuse des Oiseaux dans leur nid du parc de l'Exposition. Le genre de séquence qui pourrait entraîner un véritable mouvement de masse vers le stade, à l'instar de celui vécu l'an dernier pendant la course aux éliminatoires.
La bonne nouvelle, c'est que les Aigles ont réussi à maintenir un dossier fort respectable dans le cadre de leur plus récent voyage aux États-Unis (5-5). La balle est maintenant dans le camp des joueurs afin de renverser la vapeur devant des amateurs qui n'attendent que l'occasion de célébrer... ne serait-ce que deux ou trois victoires contre les grands rivaux de Québec, avant de retourner au sud de la frontière, Grand Prix de Trois-Rivières oblige.
Au moins, Pierre-Luc Laforest peut s'appuyer sur des prestations encourageantes de quelques vétérans. «Steve Brown, Jose Cuevas et Drew Miller ont tous connu un bon voyage. La grosse différence à Rockland, mais surtout au New Jersey, c'est que nous avons été en mesure de répliquer à l'adversaire en enchaînant des manches de deux, trois ou quatre points. On appelle ça du caractère et c'est ce que je veux voir désormais à la maison, pas seulement sur la route!»
Sur le monticule, les lanceurs partants ont aussi livré la marchandise. Comme c'est trop souvent le cas, la relève a cependant gâché quelques soirées. L'enclos a donc des choses à se faire pardonner.
Encore les visas
Petite révélation du périple au stade Yogi-Berra, Daniel Mateo pourrait terminer la saison avec les Aigles. Âgé de 22 ans, le Dominicain a joué deux rencontres au cours desquelles il a produit trois points en plus d'en marquer deux. Frappeur ambidextre, il a également impressionné Laforest en défensive, lui qui peut camper des rôles au premier ou au troisième coussin. «Il possède des atouts intéressants, analyse le gérant. Au New Jersey, il a eu de belles apparitions au bâton, notamment en allant chercher de gros coups sûrs.»
Le hic, c'est que le jeune Mateo n'a pas de visa canadien. Il devrait rejoindre l'équipe à Rockland dès dimanche, mais d'ici là, il lui est impossible d'entrer au Canada. Cette situation n'est pas sans rappeler celle de Luis Piterson l'an passé. «On va travailler fort pour l'attirer à Trois-Rivières. Daniel a joué dans le réseau affilié depuis 2009 et il a démontré qu'il mérite une chance.»
Deux nouveaux lanceurs
Par ailleurs, des trois nouveaux lanceurs engagés par Laforest en début de voyage, deux sont arrivés à Trois-Rivières avec le reste de la formation hier. Il s'agit de Mike Bradstreet et Alex Szymanski. Le premier a entamé deux parties avec le club, oeuvrant pendant 14 manches. Il a alloué 18 coups sûrs et quatre points mérités, bon pour une moyenne de 2,57.
Quant à Szymanski, qui avait lancé quatre manches avec les Capitales en mai, son entrée fut remarquée vendredi dernier, quand il a réussi un match de sept manches sans point mérité ni coup sûr. Laforest pourrait lui confier la balle d'ici samedi.
Evan Kirsch, lui, a été libéré par l'équipe à la suite d'un court séjour peu fructueux.
Side a préféré laisser sa place
En bon «vétéran», Joey Side a décidé de quitter l'organisation au cours des dernières heures. Blessé aux deux ischios-jambiers, au dos ainsi qu'à une épaule, le Géorgien a préféré laisser sa place dans l'alignement à un jeune en meilleure santé. Il poursuivra néanmoins sa carrière dans le baseball, lui qui rêve de diriger pendant plusieurs années.
«S'il avait été en santé, Joey serait un joueur des ligues majeures aujourd'hui. Il faut reconnaître son esprit d'équipe et cette décision a été prise à la suite d'un commun accord.»