Même si les succès sur le terrain ne sont pas au rendez-vous, les amateurs de baseball de la région se rangent derrière leur équipe... en espérant des jours meilleurs.

Les amateurs n'ont pas perdu la foi

Si l'on se fie à l'affluence lors des deux derniers matchs, les insuccès répétés des Aigles à domicile n'ont pas eu pour effet d'éloigner les amateurs de baseball du stade Fernand-Bédard, même qu'on a enregistré de bonnes assistances pendant la visite des Saltdogs de Lincoln.
Or, si plusieurs commentaires négatifs ont été acheminés à la nouvelle équipe de dirigeants en début de saison, la grogne semble s'être estompée depuis.
Salué par plusieurs, le partenariat avec La Cage aux Sports en ce qui a trait aux concessions alimentaires n'a pourtant pas fait que des heureux. En réalité, la nourriture vendue dans l'enceinte du parc de l'Exposition était jugée «mauvaise, trop froide et dispendieuse».
«C'est beaucoup mieux maintenant», assure le détenteur de billet de saison Pascal Bédard, entre deux bouchées de hot-dog avant le début du troisième match. «C'était un peu froid en début d'année, mais des changements ont été apportés et nous sommes bien contents. On en a autant pour notre argent cette année que l'an passé. Maintenant, il faut que les gens de la région embarquent!»
Côté animation, les partisans de la première heure des Aigles constataient aussi des changements par rapport à l'édition 2013. Le volet happening en décevait certains et, selon des personnes rencontrées hier, avait un impact sur l'ambiance générale dans le stade. Disons que le rendement du club sur le terrain n'améliorait pas la situation...
Mais voilà, avec le soleil de retour et les vacances qui commencent, on dirait que tout le monde s'était passé le mot hier: l'optimisme régnait au stade! «Nous avons été chanceux avec la pluie jusqu'à présent, mais on ne peut pas dire non plus que les belles journées de soleil se sont succédé», mentionnait Christian St-Cyr, qui se promet d'assister à trois ou quatre rencontres des Aigles à chaque année.
«Difficile d'égaler le profondeur de l'année passée, parce que oui, nous avions une bonne équipe d'expansion», soutenait pour sa part Roland Bégin, un ancien membre des Phillies de Trois-Rivières, qui fut également le premier entraîneur de l'histoire des Aigles juniors. «Je pense que nous avons encore une bonne équipe, même si les résultats ne suivent pas. Pour ce qui est de l'expérience baseball, il me semble que c'était un peu moins cher avant, non? Peu importe, moi, je suis un fan, je vais être ici.»
Dans une autre estrade non loin de là, Patrick Turcotte, un Montréalais déménagé depuis peu dans la cité de Laviolette, découvrait la Ligue Can-Am en compagnie de sa petite famille. «Pour 50 $ avec certaines promos, ça ne revient pas si cher. Nous sommes ici davantage pour l'événement, mais on apprécie aussi le sport. Nous n'avions même pas ce calibre chez nous!»
Même son de cloche du côté d'Isabelle Payeur, qui amenait sa fille au baseball pour la première fois. «C'est une belle sortie près de la maison, mais on ne s'attarde pas trop au volet sportif!»
Robert Gingras, lui, un peu plus. Et il admet que les défaites des Trifluviens peuvent faire mal au moral. «Être meilleurs, c'est certain que ça aiderait un peu. Comptez-moi dans l'assistance si jamais ils réussissent à atteindre la finale dans un avenir rapproché.»
Non, les partisans n'ont pas encore tout à fait perdu la foi!