Un terrain synthétique optimiserait le nombre d’activités qui pourraient être présentées au Stade Stéréo Plus entre mai et octobre.

Les Aigles poussent le projet du terrain synthétique

TROIS-RIVIÈRES — Le projet ne s’est jamais matérialisé. Il a pourtant souvent alimenté les discussions. Voilà que l’idée de doter le Stade Stéréo Plus de Trois-Rivières d’un terrain synthétique refait surface.

C’est le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, qui a ramené ce dossier dans l’actualité, lors du point de presse marquant le début de la 20e campagne de son équipe. On le sait, le Stade Canac de Québec est doté, depuis quelques mois, d’une surface de jeu synthétique ainsi que d’un dôme, installé durant la saison froide.

Laplante a donc mentionné, devant des membres des médias, que les Aigles étudiaient toujours la possibilité d’imiter les Capitales afin de maximiser l’utilisation du stade dans une région où le baseball reste très populaire.

Ceci dit, la possibilité de voir un dôme s’élever au parc de l’Exposition durant les mois de l’automne et de l’hiver est moins sûre. Du moins, pas pour l’instant, précise le directeur général des Aigles, René Martin.

«Le dossier du synthétique, ça progresse. On espère pouvoir officialiser quelque chose dans les prochains mois. On en discute un peu plus depuis l’automne avec la direction de la culture et des loisirs à la Ville de Trois-Rivières.»

Propos confirmés par le directeur Jean-Marc Bergeron, qui parle tout de même d’un projet embryonnaire. «Il faut regarder la viabilité et le montage financier. Nous n’avons pas de terrain synthétique pour le baseball dans notre ville et ce sport a une place importante. On en a glissé un mot aux élus sauf que ça nous prendra d’autres rencontres ainsi que des présentations au conseil municipal pour aller de l’avant.»

La surface intérieure du Complexe sportif Alphonse-Desjardins arrive à la fin de sa vie utile.

Selon les Aigles, l’installation d’une surface synthétique pourrait coûter entre 2 et 3 M$. L’équipe de la Ligue Can-Am serait partenaire dans le projet avec la Ville de Trois-Rivières. «Le synthétique nous aiderait à réduire les dépenses pour l’entretien qu’on doit faire avec le gazon naturel chaque année. Ce serait un coup à donner au début, mais tout le monde en serait gagnant. La vérité, c’est que les Capitales jouent sur une surface parfaite à Québec. Le synthétique, pour nous, c’est une nécessité!»

Parce que les Aigles souhaitent maximiser les opérations entre le 15 mai et le 15 octobre. Plus de 50 matchs locaux de la Can-Am sont présentés au Stade de mai à septembre. À cela s’ajoutent les parties des Aigles juniors. Le Grand Prix de Trois-Rivières utilise aussi l’enceinte pendant deux semaines.

«Les jeunes du baseball mineur, les Dragons du Collège Laflèche, les ligues d’automne et même le baseball senior pourraient en bénéficier. Je me fais le porte-parole de mes joueurs de la Can-Am, qui seraient tout aussi heureux de diminuer le risque de blessures sur le terrain bosselé du printemps. Si c’est bon pour Québec, ce le serait à Trois-Rivières.»

En 2009, la Ville de Trois-Rivières planchait sur l’idée de changer le gazon naturel pour un synthétique. On espérait pouvoir ramener le Championnat mondial junior dans la cité de Laviolette. Aujourd’hui, on parle davantage d’une offre élargie pour le baseball mineur ainsi que les programmes de Sport-études.

Le CSAD avant un dôme
Si le terrain synthétique devient une priorité pour les Aigles, l’ajout d’un dôme pour l’hiver est moins pressant. La Ville de Trois-Rivières préfère focaliser son attention sur le changement de la surface synthétique intérieure du Complexe sportif Alphonse-Desjardins, qui arrive à la fin de sa vie utile. La surface, celle d’origine, existe depuis 2006.

«Le terrain intérieur est très sollicité, indique Jean-Marc Bergeron. On devra le remplacer bientôt, les démarches avancent assez bien de ce côté. La présentation de plusieurs expositions, comme le Méga salon camping, chasse et pêche, use la surface plus rapidement. Nous n’avons pas le choix de tenir de tels événements. Pour les sportifs par contre, c’est un cauchemar!»

Parce que la surface noircit les souliers et les vêtements en raison de la poussière et de la saleté accumulées, combiné à un entretien difficile au fil du temps, selon des entraîneurs de différents sports questionnés par Le Nouvelliste. Certains émettent même l’hypothèse d’un problème de ventilation, observable avec la poussière déposée sur le filet protecteur ainsi que sur les rideaux.

Par contre, pour la pratique des sports, le terrain semble encore satisfaire les intervenants, autant pour le soccer que le baseball. «Le CSAD c’est un joyau. Nous allons travailler pour améliorer cette infrastructure», assure Bergeron, perplexe par rapport aux chances de voir un dôme au Stade Stéréo Plus un jour. «Ça coûterait cher de chauffage, je ne crois pas que nous serions en mesure de rentabiliser ça. On va concentrer nos efforts sur le synthétique extérieur au Stade ainsi que le synthétique intérieur du CSAD.»