Carey Price n’a pas été en mesure de réaliser le gros arrêt.

Les 8 sont frimés

COMMENTAIRE / On se dit que dans le pire des scénarios, ça arrive une fois aux cinq ans, pendant une difficile phase de reconstruction. Mais non, coller deux séquences de huit revers consécutifs dans la même saison, ça dépasse l’entendement. C’est vraiment gênant.

Bravo au Canadien pour avoir réalisé cet exploit.

Je vous avouerai que depuis la première série d’insuccès en novembre, j’ai perdu de l’intérêt pour notre vaillante équipe. C’est rare que je regarde un match au complet, sauf quand je dois signer une courte chronique pour le lendemain.

Elles ne sont pourtant pas ennuyantes, les rencontres du Canadien à la télévision. Encore jeudi, on a eu droit à un bon spectacle. À plusieurs occasions ratées, comme cette échappée de Nate Thompson. Je ne savais pas que c’était possible de rater un filet désert après une si belle manœuvre, surtout pour un joueur de quatrième trio.

Ç’a brisé les jambes du Tricolore, vous pensez? Moi aussi. Et la pénalité à Philip Danault en troisième n’a pas aidé non plus.

Dans ce genre de séquence, quand rien ne va, ces petits moments ont l’effet d’un coup de poignard quand les choses finissent par mal tourner. On l’a vu après le troisième but des Oilers.

Les visiteurs ont par la suite misé sur le bon travail de leur gardien Mike Smith pour éteindre les feux en fin de match, notamment après un bon lancer de Shea Weber alors que le Canadien attaquait.

Carey Price, lui, n’a malheureusement pas été en mesure de réaliser le gros arrêt. Ça devient monnaie courante dans son cas et son langage non verbal devrait inquiéter les amateurs de l’équipe. À moins que vous vous rangiez du côté de ceux qui, comme le premier ministre François Legault, se questionnent ouvertement à savoir si on doit échanger Price et Weber?

Un mot sur Ilya Kovalchuk. Le Russe a encore livré un bon match, même s’il a été un peu plus effacé jeudi. Il va finir par marquer un but... et le CH va finir par en gagner une.