Les 10 événements et individus qui ont marqué 2017

De la consécration de Laurence Vincent-Lapointe à l’élimination rapide des Cataractes, l’année qui s’achève aura de nouveau réservé une belle place au monde du sport dans la région. La présence de Wayne Gretzky au Stade Stéréo Plus, l’ascension de Samuel Girard dans la LNH et le parcours inspirant des Estacades midget AAA en finale, au printemps dernier, sont quelques-uns des épisodes de l’actualité ayant façonné notre quotidien. Le Nouvelliste vous présente, les 28 et 29 décembre, les dix moments marquants de 2017. Bonne lecture... mais surtout, bonne année 2018!

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5. Un podium pour Alex Bellemare

L’année 2017 devait servir de préparation pour les Jeux olympiques pour Alex Bellemare. Le Shawiniganais, expert en ski slopestyle n’a pas manqué son coup. Lors de la Coupe du monde de ski acrobatique à Font Romeu, en France, il a enregistré le troisième meilleur pointage de la compétition, bon pour la médaille de bronze. C’est grâce à ses performances en qualifications que le skieur de 24 ans a obtenu l’un de ses meilleurs résultats en carrière, puisque la finale de cette compétition a été annulée, la météo jouant de mauvais tours aux compétiteurs.

Mais Bellemare n’avait pas dit son dernier mot. Il a ajouté une cinquième et une septième places lors de la suite de son calendrier sur le circuit de la Coupe du monde, deux résultats qui pourraient lui permettre d’obtenir son billet pour les Olympiques. À Stoneham, une chute lors de sa dernière descente l’a fort probablement privé d’un podium. 

Tout de même, Bellemare est conscient qu’il devra améliorer sa routine s’il veut poursuivre sur sa lancée. Expert des modules, il continue de travailler sur son art en altitude afin d’impressionner la galerie d’ici à février 2018.

4. Les Mets repêchent Gladu

On peut compter sur les doigts de la main les joueurs de baseball de la région ayant été repêchés par une équipe des Ligues majeures. À vrai dire, on pouvait les compter sur un seul doigt avant le 14 juin. Raphaël Gladu a changé la donne en 2017 lorsque son nom a été prononcé par les Mets de New York en 16e ronde de l’encan annuel du Baseball majeur.

Pour les habitués, le choix du Trifluvien par la formation du Queens n’a rien de surprenant. Il était sur les radars depuis longtemps. Mais Gladu s’est assuré de ne pas manquer son coup cette saison en étant l’un des meilleurs joueurs des Bulldogs de Louisiana Tech dans la division 1 de la NCAA. Il a été élu sur la première équipe d’étoiles de sa conférence, en plus de remporter le titre des frappeurs de la conférence avec sa moyenne de ,381.

Une fois chez les pros, le voltigeur de 22 ans a évolué au niveau recrue avancé avec les Mets de Kingsport, dans la Ligue des Appalaches. Il a conservé une moyenne au bâton de ,269 et a été utilisé à plusieurs reprises comme premier frappeur de l’équipe. Il tentera de faire sa place au niveau supérieur au printemps prochain.

3. La Tornade s’est déplacée dans la LNH

Coup de tonnerre en Mauricie en septembre, alors que Samuel Girard a gradué dans la LNH. Certains experts le croyaient trop petit pour faire éventuellement sa place parmi les géants. Pas pour rien qu’il a glissé en milieu de deuxième au repêchage du circuit Bettman, même s’il venait de s’établir comme le défenseur le plus productif au pays! Girard a donc encore réussi à faire mal paraître ses détracteurs en méritant un casier dans le show à 19 ans, alors qu’il lui restait deux autres saisons d’éligibilité chez les juniors! Certains diront que la Tornade de Roberval a mérité ce privilège parce que les Predators de Nashville ne pouvaient miser sur Ryan Ellis, blessé. Ça fait probablement partie de l’équation. Reste que Girard a été assez convaincant à ses premiers matchs dans la grande ligue pour permettre au directeur général David Poile de conclure une spectaculaire transaction à trois clubs. Girard est devenu l’élément principal dans le bouquet de valeurs obtenu par l’Avalanche du Colorado, dans la transaction expédiant Matt Duchene à Ottawa. Depuis, il est majoritairement utilisé au sein du top 4 de l’Avalanche. Évidemment, cette promotion fait mal aux Cataractes, qui comptaient l’utiliser comme appât pour accélérer la reconstruction de l’équipe. Pour une deuxième année d’affilée, Martin Mondou a été dépouillé du meilleur joueur de la ligue sans rien obtenir en retour… 

2. Les Cataractes tombent de haut

Après leur présence en finale de la LHJMQ au printemps 2016, les Cataractes avaient promis de revenir, un an plus tard, sur les lieux du crime pour offrir une première Coupe du Président à leurs fans en plus de quatre décennies d’histoire. Malgré la perte d’Anthony Beauvillier, le début de saison était prometteur et les Cataractes ont attaqué 2017 comme l’un des clubs prétendants à la Coupe. Martin Mondou a alors été plus sage qu’à l’habitude sur le marché des transactions, ne mettant la main que sur Cameron Askew. Les semaines suivantes ont fait éclater une guerre interne dans le vestiaire, qui s’est même propagée dans le bureau des entraîneurs. Le prix de ces tiraillements: une élimination surprise dès le premier tour des séries, face à des Foreurs de Val-d’Or nettement moins talentueux. Claude Bouchard a ensuite décidé de rentrer chez lui au Saguenay, et Mondou a choisi un jeune pilote recrue, Daniel Renaud, comme successeur. Héritant d’un club en reconstruction, Renaud a du mal à faire gagner cette équipe avec constance, et elle se retrouve en ce moment au dernier rang du classement. 

1. Vincent-Lapointe de retour au sommet

Une année de rêve. La canoéiste Laurence Vincent-Lapointe aurait difficilement pu souhaiter mieux pour 2017. La Trifluvienne est revenue au sommet de son art pour obtenir le titre de championne du monde pour la première fois depuis 2014 au C-1 200 m. Et elle l’a fait en grand en battant le record du monde de la distance pas une, mais deux fois, elle qui avait abaissé la marque pour une première fois en demi-finale lors de l’événement disputé à Racice, en République tchèque. Il s’agissait de la cinquième fois qu’elle était couronnée planétairement sur cette distance.

Mais ce n’était pas assez. Lors de la même compétition, elle a aussi été sacrée championne du monde en équipe avec Katie Vincent sur la distance de 500 m, le tout accompagné d’un record du monde.

On peut ajouter à cette folle récolte annuelle des titres lors de la Coupe du monde en Belgique et en Serbie, ainsi que des médailles sur plusieurs autres distances.

Il s’agissait de la première année complète où elle avait droit au programme de brevets de Sport Canada à titre d’athlète olympique, puisqu’après de longues années d’attente, le canoë féminin sera enfin aux Olympiques en 2020 à Tokyo. Comment a fait Vincent-Lapointe pour remercier les décideurs internationaux d’avoir intégré le sport au programme olympique? En étant la meilleure au monde.