Joakim Lemay a été séduit par les installations des Mavericks.

Lemay choisit la route de la NCAA

TROIS-RIVIÈRES — Joakim Lemay revient d’Omaha un peu étourdi. En fin de semaine, les Mavericks d’Omaha dans la NCAA, lui ont déroulé le tapis rouge, en plus d’offrir au défenseur du Vert et Or une bourse d’études complète, qui va entrer en vigueur à compter de la saison 2021-22.

C’est le deuxième protégé de l’Académie de hockey Denis Francoeur à obtenir une opportunité du genre, après Guillaume Richard qui s’est engagé avec l’Université du Maine. «Depuis que Denis (Francoeur) nous a présenté cette option via une conférence il y a quelques années, je rêvais de jouer NCAA. J’étais donc très heureux quand l’entraîneur des Mavericks m’a annoncé samedi qu’il voulait m’accorder une bourse d’études. J’ai adoré ma visite à Omaha, les installations sont incroyables et j’ai senti que le courant passait avec les entraîneurs», racontait l’adolescent de 16 ans, qui avait aussi l’option de tenter de faire sa place avec l’Océanic de Rimouski l’an prochain, lui qui a été repêché par l’équipe de Serge Beausoleil en juin dernier. «J’ai participé au camp de l’Océanic durant 48 heures au début de la saison, j’ai été super bien accueilli. C’est une bonne organisation. Je crois par contre que la NCAA me convient mieux. Moins de matchs, plus de pratiques, plus de gym, et la possibilité de sortir de là avec un diplôme universitaire, voilà une offre difficile à refuser!»

Francoeur est d’accord. Lemay est un jeune homme qui a grandi sur le tard, qui a besoin de quelques années encore avant d’atteindre son plein potentiel. Le concept américain donne de la latitude dans ce rayon. «Il y a deux ans, Joakim devait mesurer 5’4’’ ou 5’5’’. Là, il est près de la barre du six pieds! C’est toute une poussée de croissance, mais il a évidemment besoin de temps pour se grossir. Ses habiletés sont très élevées, c’est ce qui a charmé Omaha. On a du succès dans le développement de nos défenseurs, et Joakim est un bon exemple», sourit Francoeur, qui se défend de pousser pour la NCAA plutôt que le junior majeur. «C’est du cas par cas. L’idée, c’est de fournir un maximum d’options à nos jeunes, de bien les renseigner puis de leur laisser faire le choix par la suite avec la famille. Autant on se réjouit pour un gars comme Joakim, autant on est fier du parcours des Villeneuve, Allepot, Pépin et Janvier qui ont décidé de rester au Québec.»

Avant de se joindre à l’alma mater de Jake Guentzel, Lemay va poursuivre son développement au Mount St.Charles dans le Rhode Island la saison prochaine, une école où l’ex-joueur de la LNH Bryan Berard y enseigne. C’est durant cette campagne que l’engagement verbal entre Omaha et Lemay sera couché sur papier. Puis il y aura vraisemblablement deux autres saisons d’apprentissage (USHL ou BCHL) avant de devenir membre en règle des Mavericks de l’entraîneur Mike Gabinet, qui est assisté dans ses fonctions par le Québécois Dave Noel Bernier et Paul Jarred. «La route est tracée, ce sera extrêmement motivant dans les prochaines années de poursuivre ma préparation», sourit Lemay.

Carnet de notes

Lemay ne sera peut-être pas le seul finissant du programme mis en place par Denis Francoeur à signer dans la NCAA. Selon Francoeur, deux autres de ses élèves étudient actuellement une offfre pour une bourse d’études complète. «Notre programme est de plus en reconnu de l’autre côté de la frontière, les écoles se déplacent pour venir voir jouer nos joueurs. C’est très valorisant de pouvoir leur offrir différentes options dans leur cheminement.»