Carey Price a tout de même donné une chance à son équipe d’être du coup face à un adversaire beaucoup mieux nanti.

L’effet Carey

CHRONIQUE / À son premier départ en un mois, Carey Price n’a pas volé deux points aux doubles champions en titre de la Coupe Stanley, les Penguins Pittsburgh. Mais le meilleur joueur du Canadien a tout de même donné une chance à son équipe d’être du coup face à un adversaire beaucoup mieux nanti.

Imaginez, il n’aura fallu que 79 secondes pour que ses coéquipiers lui rappellent à quel point ils ne sont pas de taille. Nul autre que Brett Lernout a offert à son gardien un tir de pénalité en guise de cadeau. Re-bienvenu, cher sauveur!

Heureusement, Price en a profité pour donner le ton en stoppant Derick Brassard, avec son calme habituel. Le 31 a par la suite réussi quelques arrêts-clés jusqu’à la sirène finale pour sauver le derrière de sa défensive, visiblement incapable de suivre la parade.

Sans Carey Price, les deux points auraient probablement été livrés aux Penguins avant même la fin de la première période!

Évidemment, un retour à l’action après une aussi longue période sur la touche amène son lot de ratés. C’est précisément ce qui s’est produit sur le filet initial des Penguins, accordé à Evgeni Malkin. Sur la séquence, un Price au sommet de son art n’aurait jamais accordé un retour aussi juteux.

Ensuite battu de vitesse par Patric Hornqvist sur le deuxième filet, possiblement en raison de réflexes quelque peu rouillés, Price s’est retrouvé aux premières loges pour admirer la pièce de jeu à couper le souffle de Sidney Crosby.

Pas nécessairement visible jusque-là, le 87 a fait lever tout le monde de son siège en démontrant toute l’étendue de sa coordination. Deux touches successives de la rondelle au vol et le tour était joué. Tout simplement sensationnel.

Des performances du genre, Price devra en sortir quelques-unes d’ici la fin de la saison s’il souhaite conserver un tant soit peu le moral. À vrai dire, il n’a pas vraiment le choix. Ça prend quelqu’un pour compenser les «prouesses» du duo Jordie Benn et Brett Lernout.

Au fait, quelqu’un prend les mises en candidature pour le pire tandem de la LNH?