Le Shawiniganais Raphaël John Leblanc apprécie sa première saison avec les Ponies de Panola College, au Texas.

Leblanc se plaît au Texas

Trois-Rivières — Même s’il se trouve à quelque 3000 km de son Shawinigan natal, Raphaël John Leblanc file le parfait bonheur. Chez les Ponies de Panola College, le produit des Estacades de Trois-Rivières et des Dragons du Collège Laflèche gagne ses galons à un rythme intéressant à sa première saison de baseball collégial au Texas.

Au sein de la National Junior College Athletic Association (NJCAA), le colosse de 6pi 3po et 240 livres a disputé 28 des 41 premiers matchs de son équipe. «Je savais que j’allais avoir ma chance en venant ici. Il y a un gars ici qui a déjà une entente avec une université américaine et qui joue au premier but comme moi. Et présentement, j’ai un peu plus de temps de jeu que lui. L’entraîneur me fait confiance», note l’athlète de 21 ans.

«Quand ta chance passe, il faut que tu l’attrapes, car tu ne sais pas si elle va repasser. On a plusieurs gars très talentueux qui sont sur le banc et prêts à saisir leur chance.»

Malgré une moyenne fort enviable, légèrement au-dessus de la barre de ,300, Leblanc admet avoir dû s’adapter à un nouveau style de jeu, dans le sud des États-Unis. En prime, son entraîneur Todd Shelton l’a convaincu de modifier son élan au bâton, question de maximiser son potentiel à long terme.

Depuis le début de la saison, Leblanc maintient une moyenne au-dessus de la barre de ,300.

Ce changement d’élan a d’ailleurs eu une incidence sur son rendement à la plaque. Reconnu comme un frappeur de puissance – il a claqué 8 circuits l’été dernier avec les Voyageurs de Saguenay – Leblanc a été limité à une seule longue balle jusqu’à présent avec les Ponies.

«En tant qu’athlète, tu veux toujours faire mieux. Disons que je suis habitué de frapper plus de circuits! Mais je suis un peu malchanceux en ce moment. Je frappe la balle très fort et beaucoup plus en flèche qu’avant. Je sais que je gagne en constance et, la constance, c’est quelque chose de très important au baseball. Mon coach en a vu beaucoup de baseball dans sa vie. Je dois faire confiance au processus. Une fois que l’adaptation à mon nouvel élan sera complétée, je vais récolter ce qui me revient», indique celui qui poursuit ses études en criminologie.

Collectivement, les attentes sont assez élevées chez les Ponies. À un certain moment de la saison, ils pointaient même au 18e rang du classement national. Avec un dossier de 29-12 depuis le début de la campagne, le Panola College vise une place au championnat national.

«C’est un objectif réaliste. On devra par contre être plus constant. On n’amène pas toujours notre meilleur baseball au terrain et notre niveau d’énergie fait parfois défaut. Mais on a une très bonne équipe», explique Leblanc, qui a été échangé aux Alouettes de Charlesbourg au terme de la dernière saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec.

Justement, au terme de sa première campagne au pays de l’Oncle Sam, Leblanc prévoit rentrer au bercail pour la saison estivale, même si d’autres options s’offrent à lui. «J’ai eu des discussions pour me joindre à des ligues d’été ici, mais je pense bien revenir au Québec pour jouer au baseball cet été.»