Bobby Baril a rendu hommage à son homologue Alain Côté... avant d'ajouter que le Viking offre un spectacle plutôt ennuyant!

Le Viking, un club ennuyant?

À la veille de voir son équipe croiser le fer avec le Viking pour la dernière fois de la saison ce vendredi soir au Colisée, Bobby Baril décide d'allumer le feu! Le bouillant entraîneur de l'Isothermic lance des fleurs à Alain Côté pour le championnat de la saison qui est déjà en poche, mais le pot traîne tout juste derrière! «À la base, le Viking dispose d'un bon club. Le championnat, c'est quand même l'affaire de Marco Cousineau, qui a été d'une constance exemplaire tout au long de la saison. Meilleure offensive, meilleure défensive, Alain a mon vote pour l'entraîneur de l'année!», lance Baril.
Ce dernier semble toutefois un peu dégoûté par la façon dont le Viking s'y est pris pour se hisser au sommet du circuit. Adepte du style guerrier qui a fait la réputation des belles années du hockey senior québécois, Baril assure que le circuit Godin se dirige tout droit dans le mur si la recette du Viking se propage à tous les clubs.
«Le Viking est bien bon, mais il est loin de faire déplacer les foules. On parle d'un club qui traite en héros ses joueurs qui font prendre des pénalités à l'équipe adverse, ce n'est pas des farces! Les équipes doivent être partenaires dans l'aspect spectacle de notre ligue, un circuit à un ou deux clubs, c'est impossible. La dernière fois que j'ai vérifié, c'était impossible pour un club de jouer contre lui-même et d'amasser des points dans un classement, et ce, peu importe la ligue sur la planète!»
Quand on fait remarquer que le Viking a pourtant plusieurs hommes forts dans l'alignement, Baril persiste et signe.
«Va voir les statistiques, le Viking joue d'une façon à la maison, et emploie un plan de match totalement différent sur la route. Nous, on a le double de bagarres à notre actif à l'étranger. Le Viking, c'est l'inverse. On peut dire ce qu'on veut de Bobby Baril et de l'Isothermic, mais on donne le spectacle sur la route. Saguenay aussi, tout comme Sorel. Le Viking, lui, profite de la nouvelle réglementation. La Ligue a changé un peu, il y a 3-4 ans jamais cette équipe n'aurait pu jouer de cette façon. La question est de savoir si le Viking pourra jouer ainsi encore longtemps... La réponse, elle appartient aux propriétaires, ce sont eux qui doivent mettre la main dans leur poche quand il y a des déficits!»
Quant à savoir si Baril espère voir ses hommes lancer un message ce soir, quelques semaines avant les séries, advenant une éventuelle confrontation, le pilote marche soudainement sur des oeufs. «Les gens connaissent notre façon de jouer. Les partisans à Trois-Rivières pourront profiter de la présence de Joël Thériault... J'ai un club avec du talent, de la hargne, de la robustesse. Reste à voir si je pourrai me servir de tout ça, ou si je vais avoir une punition à chaque fois que mon quatrième trio sera sur la glace!»
Toutes ces critiques n'affecte pas du tout Alain Côté, qui semblait par ailleurs un peu surpris par la sortie de son homologue.
«On avait quatre durs en uniforme mardi à Thetford Mines et ils ont embarqué durant tout le match sur la glace. Qu'est-ce que Baril veut de plus? C'est une coïncidence si nous avons moins de combats sur la route, il ne faut pas oublier que Thomas Bellemare a été blessé une partie de la saison. De toute façon, on a entendu des critiques toute l'année, on ne peut pas plaire à tout le monde, visiblement. Est-ce du hockey ou de la lutte? Si tu ne t'ajustes pas dans la vie, tu n'iras jamais bien loin. Tout ce que je peux dire, c'est que nous avons ce qu'il faut sous la main pour ne pas se faire intimider...»
La rondelle tombe à 20 h au Colisée.