Stéphane Boileau a marqué le but égalisateur alors qu'il ne restait que 65 secondes à faire à la troisième période. Le gardien des Braves, Stéphane César, a fait face à 46 lancers dans cette partie.

Le Viking s'en sauve in extremis

Après avoir perdu sa première sortie de la fin de semaine face aux Braves de Laval, le Viking de Trois-Rivières avait la chance de prendre sa revanche, dimanche au Colisée. Il aura fallu une spectaculaire remontée pour que les Trifluviens s'en sortent dans une victoire de 5-4 en fusillade.
C'est Stéphane Boileau qui a joué au héros alors que son équipe se dirigeait vers une défaite de 4-3 avec 65 secondes à faire à la rencontre. Son tir du cercle de mise en jeu a battu le gardien Stéphane César, propulsant les deux équipes en prolongation.
Celle-ci n'a toutefois pas souri au Viking, et ce, même s'il a évolué à quatre contre trois pendant 2 min 47 sec. «Théoriquement, ça aurait dû se régler là. Mais c'est difficile de produire un jeu quand tu ne pratiques pas souvent. La transition n'est pas là», a observé le pilote Alain Côté après la rencontre.
La prolongation n'ayant pas fait de maître, les deux équipes se sont retrouvées en fusillade. Étienne Archambault, avec une feinte magistrale, et PJ Corsi, ont battu César pour donner la victoire aux locaux.
Face à l'équipe de dernière position au classement de la LNAH, les Trifluviens ne pouvaient se permettre de connaître une deuxième contre-performance. «C'était important, surtout que nous jouerons deux matchs à l'extérieur contre Sorel et Thetford Mines la fin de semaine prochaine. Nous avons une partie en main, nous ne pouvions pas échapper deux autres points. Sur la route, je peux vivre avec, mais pas à domicile», a observé Côté après le duel.
À l'image de la rencontre de vendredi, le Viking a connu un difficile premier vingt minutes, laissant l'adversaire s'emparer d'une avance de 3-0, gracieuseté de Jonathan Castonguay, David Massé et Greg Moore.
«Ça fait cinq parties que ça ne va pas bien en première période. Vendredi, nous n'avions donné que sept tirs, mais accordé trois buts. Ce soir, nous n'avons pas bien travaillé. Nous sommes en première place du classement et les équipes qui nous affrontent savent à quoi s'attendre. Nous devons apprendre à jouer comme une équipe du sommet du classement», a analysé Côté.
Après avoir réduit l'écart à 3-2 après 40 minutes grâce à des filets de Maxime Gravel et Thomas Beauregard, les protégés de Côté ont finalement rejoint les visiteurs quand Beauregard a de nouveau battu César, encore une fois, en avantage numérique.
L'indiscipline a toutefois coûté cher au locaux, si bien qu'ils ont dû se défendre à cinq contre trois avec moins de quatre minutes à faire à la rencontre. Les Braves en ont profité en battant Marco Cousineau alors que la première pénalité, celle de Marc-André Huot, venait de s'écouler.
Ce filet a toutefois soulevé l'ire d'Alain Côté, puisque celui-ci était persuadé qu'il y avait eu un hors-jeu quelques secondes auparavant. Une opinion partagée par les 905 juges de lignes assis dans les estrades.
«C'était un hors-jeu, a-t-il lancé. Le match aurait pu se jouer là. Je comprends que c'est un jugement et qu'il y a de multiples facteurs qui entrent en ligne de compte, mais ç'a eu un impact sur la partie. Ils gagnaient avec trois minutes à faire.»
Oubliez Duplain
Les amateurs de combat devront de toute évidence faire leur deuil de Samuel Duplain, qui n'effectuera pas de retour avec le Viking cette saison. Cette décision du pugiliste forcera vraisemblablement la main à Alain Côté, qui devra se dégoter un dur à cuire ailleurs dans le circuit Godin, puisqu'il estime qu'il s'agit de la pièce manquante vers la Coupe Canam.
«Ça coûtera ce que ça coûtera. Il n'y pas une équipe qui veut nous aider. Mais les nouveaux (Mykel-Joey Lévesque et Alexandre Leclerc-Bouchard) ont fait du bon travail», a-t-il conclu.