Grégory Dupré a récolté deux points pour les Éperviers de Sorel-Tracy, qui se sont toutefois heurtés au gardien Marco Cousineau, qui était en grande forme pour le Viking.

Le Viking l'emporte par la peau des dents

Le Viking a offert une de ses performances les plus décevantes de la saison, dimanche au Colisée de Trois-Rivières. Malgré tout, il en a fait suffisamment pour venir à bout des Éperviers de Sorel-Tracy par la marque de 3-2 en fusillade.
Les Trifluviens avaient pourtant réussi à prendre une avance de 2-0 après 40 minutes, gracieuseté de Kevin Asselin et Stéphane Boileau, dans ce match où les deux équipes ont été plus que généreuses en ce qui a trait aux coups d'épaule.
La troisième période a toutefois été entièrement à l'avantage des visiteurs qui ont décoché 13 tirs sur Marco Cousineau. Ce dernier a cédé en deux occasions, sur un but chanceux d'Éric Bertrand et un filet de Christian Deschêne, parvenu seul devant le gardien du Viking.
Après la rencontre, Alain Côté n'arrivait pas à comprendre pourquoi sa troupe s'était effondrée après le deuxième tiers-temps. «Pour la première fois de l'année, nous avons joué la troisième période comme si nous avions peur de perdre, a-t-il analysé. Ce soir, nous avons été mous. Nous avons triché et c'est passé près de nous coûter la partie.»
L'absence de Thomas Beauregard et la blessure d'Étienne Archambeault ont semblé nuire au Viking, qui n'a pas démontré sa créativité offensive habituelle. «C'était quand même la première fois en quatre matchs. C'est l'équipe qui a la meilleure défensive de la ligue après nous et le deuxième meilleur avantage numérique», a rappelé Côté après la rencontre.
Avec encore une seconde à faire à la prolongation, sur une mise en jeu, Stéphane Roy a touché la barre horizontale. Roy a joué de malchance, puisque ce scénario s'est encore une fois répété lors des tirs de barrage. C'est finalement Pierre-Olivier Beaulieu qui a donné la victoire aux siens en déjouant Adam Russo sur le septième lancer de la fusillade.
Cousineau poursuit sur sa lancée
Le Viking doit une fière chandelle à son portier, Marco Cousineau, qui a encore une fois été sublime dans cette victoire avec 36 arrêts, ce qui lui a valu la première étoile. Ce dernier a préféré tourner la page sur la contre-performance des siens au troisième vingt. «Je pense qu'il faut rendre crédit aux Éperviers, ils n'ont pas lâché et ils sont revenus de l'arrière, a-t-il mentionné. La troisième période, c'est habituellement notre meilleure. Je ne pense pas que c'est arrivé souvent. On peut pardonner les gars.»
Il s'agissait de la 18e victoire en 23 parties cette saison pour celui qui a été acquis des River Kings de Cornwall en septembre dernier.
Dans le camp adverse, Francis Breault estimait que ses troupiers méritaient un meilleur sort, surtout qu'il s'agissait pour eux d'une troisième sortie en quatre soirs.
«Ça fait deux parties que c'est comme ça. Nous arrivons de Jonquière où nous n'avons donné que 18 tirs, mais perdu en prolongation. Ce soir, nous avons joué un bon match, mais nous n'avons pas assez ouvert le jeu. Nous avons manqué d'opportunisme lorsque nous avions la chance de battre Cousineau», a-t-il conclu.