Maggie, Mélissa et Thomas Marchand participeront tous les trois aux Jeux du Québec.

Le trio Marchand à Thetford Mines

TROIS-RIVIÈRES — Trois jeunes d’une famille très active de la Mauricie, un frère et ses deux sœurs, se rendront à la 53e finale des Jeux du Québec, à Thetford Mines, et ce, dans trois disciplines différentes.

Les Marchand, qui ont respectivement 13, 14 et 16 ans, participeront au triathlon, au basketball et à la natation en eau libre.

La plus jeune du trio, Maggie Marchand, part du bon pied cette année pour ses premiers Jeux. «Elle est nerveuse, c’est normal. Je lui ai dit que peu importe ses attentes, qu’elle fasse du mieux qu’elle peut», explique sa mère, Karina Prince. La jeune adolescente pratique le hockey, la ringuette et le flag football. Elle a également réalisé le Grand défi Pierre Lavoie et participe à Fillactive, question de toucher à tout.

Thomas Marchand participe également à ses premiers jeux en basketball. Karina Prince raconte que depuis que Thomas est tout petit, sa coordination est très développée. Le jeune athlète a des talents en hockey, en triathlon et en crossfit. Il est d’ailleurs hockeyeur dans le bantam AAA.

La grande sœur Mélissa en est quant à elle à ses deuxièmes Jeux, cette fois-ci en eau libre. L’adolescente, qui s’est qualifiée en nageant un 5 kilomètres, se dit fébrile de s’y rendre. «C’est certain que j’ai hâte, mais c’est stressant en même temps, on ne sait pas à quoi s’attendre. J’y suis allée il y a deux ans, donc je sais pas mal comment ça va se dérouler. Je suis confiante», affirme-t-elle.

«Ce qui me rend le plus fière c’est de représenter la Mauricie», ajoute l’athlète. Or, ce qu’elle apprécie le plus est d’apprendre à connaître des gens de différentes régions et d’en apprendre davantage sur d’autres sports.

Il ne faut pas oublier Marilou, la cadette de la famille. À 8 ans, la petite est trop jeune pour faire partie des Jeux, mais pratique différents sports, dont la danse, le trampoline, la ringuette, le triathlon et le kayak. Elle espère un jour suivre les traces de son frère et ses sœurs.

De génération en génération
La valeur du sport dans la famille perdure depuis un long moment déjà. Les jeunes suivent les traces de leur mère, qui a participé aux Jeux du Québec à trois reprises il y a 30 ans en ski de fond et en natation. Mélissa explique également que sa mère est un modèle pour elle. «Quand elle était jeune, elle était nageuse aussi et ça m’a inspirée.»

Karina Prince a participé à une dizaine de championnats canadiens en kayak qui lui ont apporté des dizaines de médailles et lui a donné la chance de se rendre au Championnat du monde en République tchèque.

«Mes parents m’ont toujours encouragée. Au début, j’ai essayé toutes sortes de sports. Ça m’a apporté plein de choses, en plus de la santé, qui me sont encore utiles aujourd’hui, dont l’organisation. C’est ce que je veux transmettre à mes enfants» dit-elle.

Elle est retournée au Championnat du monde 25 ans plus tard en Hongrie, mais cette fois-ci en bateau dragon. La maman est revenue dans son patelin il y a quelques jours, juste avant que ses trois enfants partent pour les Jeux du Québec à Thetford Mines.

«Je n’ai pas profité du reste du voyage comme mes coéquipiers, mais je n’ai aucun regret.»

Le couple d’enseignants, que Mme Prince forme avec Yves Marchand, trouve important que ses enfants restent actifs.

«Je m’entraîne six fois par semaine, deux heures dans la piscine et une heure en musculation. L’été, c’est cinq fois par semaine», explique Mélissa. Les jeunes Marchand adorent performer. «C’est normal quand on s’entraîne fort. Oui, cela fait beaucoup d’activités pour eux, mais ils en demandent. Le désir de se dépasser vient d’eux», soutiennent papa et maman, qui surveilleront de près leurs prestations aux Jeux.