Joshua Roy, des Chevaliers de Lévis, devrait être le premier choix du prochain repêchage de la LHJMQ.

Le titanesque défi des Cataractes

On ne peut pas dire que les dieux du hockey sont du côté de Martin Mondou depuis quelques années.

Il y a eu tous ces départs précipités pour les rangs professionnels. Anthony Beauvillier, Gabriel Gagné, Samuel Girard, Brandon Gignac et Simon Benoît, ça en fait des joueurs à maturité dont Mondou a dû se passer pour préparer son prochain cycle!

La loterie lui pose aussi des bâtons dans les roues. Deux fois en l’espace d’un an, Mondou a vu sa position s’affaiblir dans le boulier. L’an dernier, ce ne fut pas si dommageable, parce qu’il a quand même pu mettre la main sur le patineur qu’il convoitait le plus, Mavrik Bourque.

En juin prochain, ce sera différent. Je ne connais évidemment pas la liste des Cataractes, mais le consensus général semble indiquer que Joshua Roy est au-dessus de sa cuvée. Il sera appelé au premier rang le 8 juin au Centre Vidéotron. Et s’il y a une terrible surprise, et que les Sea Dogs décident par exemple de plutôt miser sur un patineur des Maritimes, Roy ne passera jamais le deuxième échelon, où logent les Foreurs de Val-d’Or! Dans le cinquième fauteuil, les Cataractes vont enrôler un bon espoir, mais les 2-3 surdoués du lot vont leur passer sous le nez.

C’est encore pire à accepter pour Mondou car ce sont les Sea Dogs qui ont été favorisés par le boulier. Depuis 2011, le destin des Cataractes et des Sea Dogs semble lié. Les deux ont voulu présenter le tournoi de la Coupe Memorial en 2012. Les Cataractes ont eu la faveur du jury et ils ont eu la chance de soulever ce gros trophée devant leurs partisans, mais les Sea Dogs peuvent se consoler avec leurs trois Coupes du Président et leur Coupe Memorial. Un tableau de chasse très garni… mais ils ont quand même perdu la seule série entre les deux équipes, il y a trois ans. Et ce sont les Cataractes qui ont empêché la formation dirigée alors par Gerard Gallant de toucher à une deuxième finale de suite du tournoi national. Elles ont beau être séparées par des centaines de kilomètres, il y a une rivalité entre les deux franchises depuis 2011.

C’est sans surprise que les deux organisations ont amorcé donc un nouveau cycle en même temps il y a deux ans. Les victoires se font rares des deux côtés depuis, mais la perception populaire veut que le moyen et long terme des Sea Dogs s’annonce pas mal plus éclatant que celui des Cataractes. Et ce constat, c’était avant que les Sea Dogs n’obtiennent le premier choix plus tôt cette semaine! En ajoutant un gars comme Joshua Roy à leur bande de jeunes loups aux dents longues, les Sea Dogs se positionnent comme la future super puissance de la LHJMQ pour les saisons 2020-21 et 2021-22.

Il sera intéressant de voir comment Mondou va manœuvrer pour rester dans leur rétroviseur. Après tout, le directeur-gérant vend cette lourde reconstruction à ses partisans comme un mal nécessaire pour ouvrir une fenêtre de deux ans sur les grands honneurs. Il aura besoin de quelques coups fumants pour positionner ses Cataractes comme des sérieux rivaux pour les Sea Dogs…

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L’ivresse d’un championnat…

Je m’en souviens comme si c’était hier. Pourtant, c’était en 1996!

C’est ce genre de souvenir impérissable que peuvent se bricoler une dizaine d’équipes de hockey mineur de la région cette fin de semaine à la Coupe Dodge. Un championnat est un championnat, peu importe le calibre de jeu!

Le mien s’est matérialisé avec les Orioles de Jonquière, dans le midget BB. Déménagé au Saguenay pour mes études, je suis tombé dans une équipe armée jusqu’aux dents. Qui aurait pu facilement jouer dans le AA si elle n’était pas aussi éloignée sur le plan géographique. D’ailleurs, l’équipe s’est inscrite à un tournoi AA en cours de saison, et on l’a gagné. De mémoire, nous avons subi deux défaites dans la saison au complet, dont une au premier match de l’année!

Soulever la Coupe Dodge, qui couronne la meilleure équipe au Québec, n’a pas été facile pour autant.

En finale, on jouait contre une équipe de Saint-Louis-de-France, et on a encaissé les deux premiers buts du match! On a eu besoin de tout notre petit change pour pousser le match en prolongation. 

Vingt-deux ans plus tard, je me souviens encore du feeling que j’ai ressenti à ce moment-là.

Jamais été aussi nerveux de toute ma vie. Même pas à mon mariage! J’avais la trouille de commettre l’erreur fatale. Pas reconnu pour mes courtes présences, disons-le comme ça, cette fois je rentrais au banc après 30 secondes! Quel but dans la lucarne, mon pote Sylvain Bouchard a inscrit pour nous faire gagner.

J’ai encore ma vieille tuque des Orioles, que je porte l’hiver quand je sors en course à pied. Et j’ai beau avoir quitté Jonquière depuis 1998, j’ai gardé contact avec quelques-uns de mes coéquipiers que j’ai côtoyés quelques mois seulement. Voilà l’effet d’un championnat. Même dans une catégorie bien ordinaire!

Je souhaite un week-end comme celui-là à toutes les équipes de la Mauricie encore en lice en ce samedi matin.