Isaac Ménard ne lésine pas sur les efforts à l’entraînement cet été.

Le SSJ plutôt que le Mount St.Charles pour Ménard

TROIS-RIVIÈRES — Peu de hockeyeurs québécois réussissent à se tailler une place dans la LNH, ne serait-ce que pour y jouer un seul match. C’est pourtant ce que vise le hockeyeur trifluvien, Isaac Ménard, qui évolue présentement pour le Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph (SSJ) de Trois-Rivières dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS).

L’adolescent n’a que 15 ans, mais il a déjà été approché par un collège américain pour joindre ses rangs dès l’an prochain. Le défenseur gaucher a toutefois refusé l’offre du Mount Saint Charles Academy, à Rhode Island. Bien que le collège lui offrait une bourse d’études assez généreuse, il a décliné la proposition puisque seulement une place à l’attaque lui était offerte. «Je veux continuer en tant que défenseur et je me dis que s’ils me veulent cette année, ils vont encore me vouloir l’année prochaine. En plus, ils ont donné presque toutes leurs bourses d’études, donc je ne pouvais pas avoir ma bourse d’études complète», explique-t-il.

Même si son parcours n’est pas bien différent du chemin parcouru par la majorité des hockeyeurs de son âge, il a quand même pris part à quelques événements sportifs d’envergure, dont le Meltdown de Montréal et un match des étoiles à Boston, qui lui ont permis de jouer avec les M18 en 2018-2019, alors qu’il était d’âge M16. «Ça m’a permis de jouer avec des plus vieux et de développer ma force physique puisque le plaquage est permis. J’ai aussi amélioré ma vitesse d’exécution puisque le jeu est plus rapide.»

Le Trifluvien accorde beaucoup d’importance à ses études, d’où la raison pour laquelle il désire poursuivre son développement au SSJ où la conciliation hockey-études est reconnue. «La LHPS a quand même beaucoup de visibilité et ça se développe. C’est un très bon programme», soutient-il.

Le petit défenseur sera éligible au repêchage de la LHJMQ en 2020, une autre raison pour laquelle il a refusé l’offre alléchante, pour se laisser plus de portes ouvertes. «Je veux réussir, alors je veux être certain de prendre la bonne décision.»

Pour atteindre l’objectif ultime qu’est celui de jouer dans la grande ligue, Isaac s’entraîne quatre jours par semaine sur et hors glace pendant l’année scolaire. Il ne chôme pas non plus durant la saison estivale où l’entraînement en salle revient à quatre reprises par semaine et celui sur glace à deux fois. «Je pense que j’ai des chances de jouer dans la LNH un jour si je continue de travailler fort et que je mets ce qui faut pour me rendre là», précise-t-il.

Ménard est conscient que la LNH est difficile à atteindre, ce pourquoi il voudra assurément mettre la main sur un diplôme universitaire s’il ne fait pas carrière dans le hockey.