Carrie-Ann Auger et ses coéquipières du Rouge et Or ont remporté le Championnat provincial de basketball universitaire.

Le Rouge et Or en mission à Toronto

Trois-Rivières — L’attente aura été longue, mais elle en aura valu la peine. À 22 ans, Carrie-Ann Auger a remporté un premier championnat provincial, ce week-end, en aidant le Rouge et Or de l’Université Laval à savourer un premier titre québécois en huit ans en basketball féminin.

Auger et ses anciennes coéquipières chez les Diablos, Charlie Guillemette et Koralie Melançon, ont en effet eu raison des Stingers de Concordia 75-55 en finale, mettant du même coup fin à sept campagnes de domination des Martlets de McGill. L’ancienne du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph, Naomi Lavallée, a aussi eu son mot à dire dans la victoire avec une remarquable production de 17 points.

«On a bien utilisé nos forces, dont notre vitesse, en plus de bien jouer défensivement. On était vraiment contentes de se reprendre après avoir échappé la finale l’an dernier», explique Auger, qui a terminé au 16e rang des marqueuses du RSEQ, à sa deuxième saison universitaire seulement.

Membre de l’équipe d’étoiles des recrues l’an dernier, l’ancienne du Collège Marie-de-l’Incarnation a continué de gravir les échelons sur l’échiquier de l’entraîneur Guillaume Giroux. «Je commence à mieux comprendre mon rôle, j’ai eu la chance de jouer plusieurs minutes. Guillaume me fait beaucoup confiance, alors il serait temps que je me fasse confiance aussi!»

Une «claque» bénéfique

Il y a une dizaine de jours, le Rouge et Or semblait se diriger vers une saison parfaite. Avec 15 victoires en autant de matchs, il ne restait plus qu’à ajouter un petit gain pour atteindre le mythique dossier 16-0. Cependant, les Lavalloises ont commis un faux pas devant les Martlets de McGill, seule organisation à avoir réussi l’exploit dans le réseau universitaire féminin depuis 1988.

Même si la saison parfaite s’est envolée au dernier match de l’année, Auger estime que cette défaite a eu un effet bénéfique sur l’ensemble de l’équipe. «C’est certain qu’on aurait aimé réussir une saison parfaite, mais je pense que ç’a été une bonne chose de perdre ce match-là. C’est le genre de claque dans la face qu’on avait besoin pour se faire rappeler qu’on ne peut pas seulement se fier sur notre talent. C’était bon pour la suite des choses.»

Après avoir mis fin à sa disette sur la scène provinciale, le Rouge et Or tentera de mettre un terme à une autre longue attente. L’Université Laval n’a jamais remporté le Championnat canadien et c’est avec l’étiquette de favori qu’il débarque à Toronto pour le rendez-vous de fin d’année Ultime 8. Le Rouge et Or amorcera sa quête jeudi avec un affrontement face aux favorites locales, les Rams de l’Université Ryerson. «Ça ne s’annonce pas facile. On débarque dans leur gymnase. On va devoir être à nos affaires et s’assurer de miser sur nos forces», explique Auger.