Samuel Montembeault a rapidement gagné la confiance de son entraîneur Bob Boughner en aidant les Panthers à récolter cinq points sur une possibilité de six lors de ses trois premiers départs dans la Ligue nationale de hockey.

Le rêve éveillé de Samuel Montembeault

TROIS-RIVIÈRES — Le rappel d’urgence de Samuel Montembeault avec les Panthers de la Floride, le 27 février dernier, est en train de se transformer en véritable conte de fées pour le gardien de 22 ans.

Après une entrée en matière correcte, dans un revers de 4-3 en prolongation face aux Hurricanes de la Caroline, le 2 mars, voilà que le Bécancourois a décroché ses deux premières victoires en carrière dans la Ligue nationale de hockey, le week-end dernier. Signe que la confiance s’installe, il obtiendra même un troisième départ consécutif jeudi alors que les Panthers se frotteront aux puissants Sharks, à San Jose. Il s’agira du même coup de son premier test sur la route.

Pour l’entraîneur Bob Boughner, il n’est pas question de retirer Montembeault du filet pour l’instant. En trois rencontres, son protégé montre un dossier de 2-0-1, une moyenne de buts accordés de 2,32 et un taux d’efficacité de ,904. «S’il continue de bien faire et de gagner des matchs, il n’y a pas de raison d’effectuer des changements. On a un calendrier chargé, alors il y a des parties où on va envoyer Reimer ou Luongo, mais le jeune est sur une bonne séquence et je ne veux pas briser cette chimie qui s’installe. Il a mérité le droit d’être devant le filet», a-t-il expliqué aux médias floridiens.

Pour le principal intéressé, ces louanges résonnent comme de la musique à ses oreilles. «J’apprécie chaque moment. L’équipe joue très bien. Je me sens de plus en plus en confiance à chaque match. C’est certain que c’est plaisant d’entendre le coach parler en bien de moi», mentionne le choix de troisième ronde en 2015 qui mettra les pieds en Californie pour la première fois de sa vie.

Après l’escale à San Jose, jeudi, les Panthers doivent aussi rendre visite aux Kings de Los Angeles (samedi), aux Ducks d’Anaheim (dimanche) et aux Stars de Dallas (mardi). Avec un recul de sept points sur la dernière place donnant accès aux séries et 13 matchs à jouer, ce voyage sera déterminant pour la suite. La saison des Panthers ne tient qu’à un fil.

«Les gars travaillent fort, peu importe quel gardien est devant le filet, mais je pense qu’ils sont contents de voir le jeune obtenir sa chance et d’en tirer le maximum. Il est assurément un de nos meilleurs espoirs», a ajouté Boughner à propos de l’ancien des Estacades de Trois-Rivières midget AAA et de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Des éloges

À la suite de sa première victoire, au compte de 6-2 contre le Wild du Minnesota le 8 mars, Montembeault a même été désigné joueur du match par ses pairs dans le vestiaire. Et qui de mieux que son idole de jeunesse, Roberto Luongo, pour lui remettre le ballon de rugby emblématique associé à ce titre chez les Panthers! «Ça représente beaucoup pour moi. Il est un futur membre du Temple de la renommée. Il est un des meilleurs de tous les temps, donc c’est quelque chose de recevoir cet honneur de sa part», avait déclaré l’homme masqué aux journalistes après le match.

Mieux encore, Montembeault a eu le privilège de faire partie de la photo officielle d’équipe, lundi. Pour l’occasion, il prenait place dans la première rangée... aux côtés du vétéran Luongo. Et il n’y a pas que ses coéquipiers chez les Panthers qui semblent s’attacher à lui. Les partisans de l’équipe sont aussi revigorés par ce vent de fraîcheur. Dimanche, au cours d’une victoire à sens unique de 6-1 contre les Red Wings de Detroit, les amateurs ont scandé «Monty, Monty!» à l’unisson dans les gradins du BB&T Center. «J’ai entendu la foule crier mon nom. C’est plaisant de voir qu’ils sont déjà derrière moi!», a-t-il admis.

Sur les réseaux sociaux, le nom de Montembeault redonne confiance en l’avenir, aux yeux des amateurs qui n’ont pas vu leurs favoris remporter une seule ronde de séries éliminatoires depuis la mémorable épopée du printemps 1996 qui s’était arrêtée en finale contre l’Avalanche du Colorado. Depuis, les Panthers ont été limités à quatre petites rondes en 21 saisons.

Au terme du voyage dans l’Ouest américain, il sera ensuite intéressant de voir si Montembeault pourra convaincre son entraîneur de lui confier le filet dans deux semaines. Le 26 mars, les Panthers seront en effet de passage au Centre Bell pour se mesurer au Canadien de Montréal...