Le projet de présenter une manche hivernale du championnat de rallycross des Amériques à Trois-Rivières ne se concrétisera pas cette année.

Le projet hivernal remis à plus tard

Trois-Rivières — Incapables de tout attacher dans un délai convenable, les dirigeants du Grand Prix de Trois-Rivières ont remis à plus tard leur projet d’attirer une manche du championnat de rallycross des Amériques, qui devait s’arrêter en février 2019 à l’hippodrome.

Les problèmes étaient multiples et les délais de plus en plus serrés, alors le GP3R planche maintenant sur la possibilité d’attirer cette série en février 2020.

Ce sont des considérations techniques, mais aussi l’absence de confirmation de financement qui ont incité Dominic Fugère et sa bande à faire preuve de prudence.

«Au point de vue logistique, ce n’était pas inquiétant. Un événement d’une journée pour une équipe comme la nôtre, ça se planifie rapidement. Par contre, il y avait d’autres détails qui accrochaient et plus le temps avançait, plus les risques de se planter étaient élevés, alors le premier scénario ne tient plus», explique le directeur général, en spécifiant que son organisation n’avait jamais annoncé la tenue de l’événement.

«On a fait part de notre souhait mais on s’est toujours gardé une réserve. Nous ferons une annonce quand nous serons prêts. Si nous le sommes.»

Fugère dit avoir l’oreille des différents paliers de gouvernements dans sa quête de financement, mais pas de chèque pour l’instant. Ce qui est normal, selon lui, puisque la course n’a jamais été officiellement inscrite au calendrier. Or, impossible de faire ce pas, car le type de pneus nécessaires pour ce type d’épreuves en hiver n’est pas encore conçu. «On veut utiliser le même type de pneus qu’au rallye de Suède. Par contre à ce rallye, ce sont des pneus de 15 et 16 pouces qui sont utilisés et nous avons besoin de pneus de 17 pouces. Il faut donc les développer. C’est une étape qui coûte des sous. Et qui demande un certain délai…»

Or les équipes du championnat ne veulent pas rouler à Trois-Rivières sans avoir eu le temps de les tester. «Je les comprends, on parle de bolides qui valent un million $. Quand tu mets tout ça ensemble, il valait mieux repousser la ligne d’arrivée pour ne pas manquer notre coup.»

Fugère veut être clair, rien n’assure toutefois que son équipe se lancera dans pareille aventure en 2020. «Il reste beaucoup de détails à fignoler. Sur différents plans. Tout doit s’aligner pour que ça fonctionne.»