Les Électriks figurent parmi les meilleures équipes de la deuxième division cette saison.

Le premier rang dans le viseur

Shawinigan — Exclus des séries depuis plus de 10 ans, les Électriks du Collège Shawinigan voient enfin la lumière apparaître au bout du tunnel. Mieux encore, ils réussissent à flirter avec le sommet de la deuxième division du réseau de basketball collégial masculin.

Vendredi soir à Sherbrooke, la formation dirigée par Francis Mondou (6-1) aura même l’occasion d’infliger une première défaite aux meneurs du classement général, les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville (9-0). Le premier choc entre les deux équipes avait d’ailleurs donné lieu à tout un spectacle, le 2 novembre à Shawinigan. Au terme d’un duel âprement disputé, les Cougars avaient prévalu 97-94... après deux périodes de prolongation!

«On s’attend encore à un pas pire match!», sourit Mondou, qui en est à sa troisième année avec les Électriks.

Si le choc peut s’avérer brutal après la pause des Fêtes pour les Shawiniganais, leur pilote est confiant en vue du duel. Au cours des dernières semaines, son groupe a notamment bien paru lors de deux tournois relevés.

«On a les meilleurs joueurs de la ligue et on a beaucoup de profondeur. Au niveau du talent et de la grandeur, personne n’est proche de nous. Il nous reste juste à être la meilleure équipe. Et pour ça, on doit aller chercher plus d’expérience et de cohésion.»

Pour Francis Mondou, les efforts déployés dans le recrutement au cours des dernières années rapportent enfin des dividendes. Imaginez, les Électriks possèdent la meilleure offensive du circuit, avec une moyenne de plus de 100 points par match! Les porte-couleurs du Collège Shawinigan ont d’ailleurs atteint ce plateau quatre fois en sept matchs cette saison.

«On veut bâtir une équipe championne et on est en train de faire nos preuves. On est dans les favoris pour gagner le championnat provincial. On sait qu’on est capable de jouer avec les meilleurs. Vendredi, la première place est à l’enjeu. Si on perd, on va devoir oublier ce premier rang.»