L’humoriste Michel Barrette a coiffé le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque au fil d’arrivée. La maire a même «perdu» la tête avec ce défi, le temps de quelques photos.

«Le pourri, c’est moi!»

Yves Lévesque n’aurait pas dû provoquer Michel Barrette en le traitant de pourri, au GP3R de 2017.

Le maire de Trois-Rivières a perdu son pari contre le pilote humoriste: il n’a pu faire mieux que le dernier rang parmi les pilotes encore en piste, autant lors de la première que de la deuxième épreuve de la Coupe Nissan Micra. Il a aussi abîmé sa voiture à quelques reprises, il faut le préciser! «Le pourri, c’est moi!» s’est exclamé celui qui devra désormais tondre la pelouse du parc Champlain, à l’aide d’une tondeuse manuelle.

«Michel est pas mal meilleur que moi. Je suis un peu gêné de ma performance. Madame Samson (Josée, une autre Trifluvienne) n’a pas une grafigne sur sa voiture, regardez la mienne», se désolait le maire Lévesque qui, en effet n’a pas ménagé son bolide pendant ces trois jours de compétitions.

La bataille amicale que se livraient ces deux vétérans de 61 ans a attiré l’attention des spectateurs, qui ont pris un malin plaisir à les suivre. Samedi, Barrette avait collé une photo de lui sur le volant de la voiture du maire. Dimanche, sur son propre véhicule, l’humoriste avait remplacé le poulet des Rôtisseries Fusée pour une photo du premier magistrat.

«Qu’est-ce que c’est poulet en anglais? C’est chicken», répétait Barrette en rigolant. «Quand tu craches en l’air mon cher Michel, ça te revient», répliquait Yves Lévesque.

«Toi mon Yves, tu vas avoir les chutes du Niagara dans la face», a enchaîné Barrette, sous les regards amusés des curieux qui assistaient à la scène.

«Écoutez, j’ai levé le pied parce que j’avais pitié du maire. Mais à la fin pourtant, il s’améliorait. Je regardais ses lignes de course et son freinage, il m’impressionnait. Par chance, il n’y a pas eu de tours supplémentaires.»

Samedi, Lévesque était déjà prêt à concéder la victoire à Barrette. Il avait ramené sa voiture aux paddocks dans un piteux état, même s’il avait été en mesure de conclure l’épreuve. «J’étais à terre, je vais l’admettre, partageait le maire. J’ai failli abandonner, j’avais peur de me tuer. Les spectateurs pensent peut-être que les voitures de la Coupe Nissan Micra ne sont pas rapides. Je leur dirais d’essayer une course.»

Les deux comparses ont terminé leur petit point de presse improvisé en se serrant la pince. C’était avant que Barrette ne fasse couler une bouteille d’eau froide sur la tête du maire. La veille, c’est l’humoriste qui avait eu besoin qu’on lui verse de l’eau dans le cou... en raison d’un coup de chaleur. Il s’est effondré en revenant dans les puits, après avoir enlevé son casque ainsi que sa cagoule. Heureusement, plus de peur que de mal dans son cas. Ceci dit, certains ont craint un malaise plus important et on a demandé la présence d’un médecin sous sa tente. Ironiquement, le fils d’Yves Lévesque, Mathieu, un médecin résident qui se spécialise en neurologie, était sur les lieux. Il a vite constaté que Michel Barrette se remettrait de ce coup de chaleur. «Mon fils lui a sauvé la vie», disait Lévesque, toujours en riant de bon cœur. «J’espère qu’il va s’en souvenir!»