Le planchiste Simon Martel de La Tuque a eu la chance de figurer dans un film international.

Le planchiste Simon Martel fait sa place sur la scène du «street»

LA TUQUE — Un Latuquois de 24 ans fait sensation un peu partout à travers la province et le pays sur sa planche à neige. Ce n’est toutefois pas dans les pentes que Simon Martel se démarque le plus, mais dans le style non conventionnel, le «street».

«Ce n’est pas vraiment ce que l’on peut faire dans une montagne de ski. C’est du hors-piste si je peux dire. Le street en gros, c’est du freestyle comme on retrouve dans les parcs à neige, mais dans un milieu urbain», explique Martel.

«Il faut donc créer nos propres modules à l’aide d’éléments que l’on retrouve dans les installations publiques, rampes d’escaliers, toits et autres... Si c’est plat, on peut se servir d’un moteur avec une corde. Quand tu ramènes la corde, c’est ce qui te donne ton élan», ajoute-t-il.

Ses exploits ont attiré l’attention du public, mais aussi des commanditaires comme la Boutique Adrénaline, Yes Snowboard, Now Bindings et Volcom. Simon Martel tourne des films de snowboard pour des compagnies et il figure parmi les athlètes du film Yes snowboard.

«C’est une compagnie de Colombie-Britanique. C’est certain que de passer dans un film international comme ça, pour moi, c’est un bel accomplissement. J’ai passé dans des magazines aussi. C’est vraiment le fun de se sentir supporté dans ce que l’on aime faire. C’est un petit plus, mais à la base, on fait ça parce qu’on aime ça.»

La planche a amené le Latuquois à voyager à travers le pays. Il est même allé tourner des images en Finlande. «On regardait pour la Russie dans les prochains mois, mais c’est difficile alors ce sera peut-être la Suède.»

Simon Martel

Il faut dire qu’il n’est pas le seul planchiste à se faire remarquer dans le street. Le Trifluvien Frank Bourgeois, primé plusieurs fois aux X Games, figure parmi les meilleurs athlètes de son art sur la planète. Phil Casaubon connaît une carrière aussi fructueuse, sur des skis.

La passion et les risques

Simon Martel est un adepte de snowboard depuis qu’il a 6 ans. Dès le premier contact avec le style qu’il a choisi, il a su que c’était pour lui.

«J’ai vraiment accroché là-dessus. C’était une bonne façon d’être créatif, de me promener et de faire quelque chose qui sort du commun. Le snowboard, ç’a toujours été une passion. De m’associer avec des gens qui ont la même passion que moi, qui pratique le même sport, qui ont autant de plaisir et qui veulent pousser autant que toi, c’est le fun».

Les risques de blessures et d’accidents sont par contre aussi élevés que l’excitation du moment. Rien toutefois pour ralentir les ardeurs de l’athlète.

«Si c’était trop facile, tout le monde le ferait alors je me console en me disant ça. Il y a des endroits où le set up est un peu plus gros. Il ne faut pas trop penser aux malchances, même si elles sont assez proches. J’ai fait une commotion, je me suis foulé quelques membres. Il y a deux ans, je me suis déchiré pratiquement tout ce que j’avais dans le genou droit. Ce sont les risques du métier», lance-t-il.

Récemment, Le Latuquois s’est exécuté dans le nouveau parc à neige de sa ville. Avec l’aide de ses amis, il est faire de petits clips au centre de ski.

«Le parc, en passant, est vraiment amusant et c’est loin d’être le premier que je fais. Ils ont fait un très beau travail et je souhaite que ça continue dans ce sens-là. Cette année, ils ont pris plus le temps et avec l’aide qu’ils sont allés chercher de l’extérieur, ç’a valu la peine. C’est fluide, les modules sont de calibres et le choix est diversifié. Ça fait sortir la créativité ça aussi».

«C’est encourageant de voir la relève dans les pentes. Ils se promènent dans le parc à neige, ils essaient des trucs, c’est certain que tout le monde commence par là.»